Tout fout l'camp...

...Fin de l'amertume en images. Bon, c'est le temps des vacances, mais oui mais oui, l'école est finie, pour deux semaines du moins. Au menu, moult projets en cours à avancer, terminer si possible, et des examens théoriques à potasser. Donc, histoire de faire ça de manière un brin civilisée, j'ai passé mon lundi à tenter vaguement de planifier mon emploi du temps, et à réfléchir à comment j'allais m'y prendre au juste. Booon, j'ai avancé, si si. Mais, humpf, allez savoir si c'est la période, ou le soleil qui répond désespérément aux abonnés absents, ou alors si c'est la perspective tellement affriolante de passer quinze jours à plancher sur mes projets, le fait est que j'ai été constamment interrompu dans mes tentatives de planification par une foultitude de pensées parasites, une espèce d'embrouillamini de sentiments épars, tantôt rongeurs, tantôt planants... Et je me suis dit qu'il fallait peut être que je mette à plat les gribouillis qui encombrent les lignes de mon agenda intérieur avant d'espérer pouvoir avancer dans le calendrier chargé de mes vacances qui n'ont de vacances que le nom. Et, comme à mon habitude, je vous livre ci-joint le compte-rendu de mes pérégrinations mentales, dans un jouli post bassement exhibo-exorcisant :) On arrête tout, et on fait le bilan! Pour faire comme si j'étais un jeune homme organisé et en pleine possession de ses moyens (si si, j'arrive encore à en duper), je classerai ça en deux catégories ô combien recherchées : "Les trucs qui vont pas" et "Les trucs qui vont bien". Si vous n'arrivez pas à suivre avec ça, moi je ne peux plus rien pour vous. Enjoy!
° Les trucs qui vont pas ° (on commence toujours par le mauvais, ça fait une fin optimiste.)
- L'éternelle saga de l'alcoolisme paternel continue : on a battu Dallas, ils ont pas tenu quinze ans, eux. Lui, si. Happy birthday, dive boutanche. Bon, des mesures ont été prises : interdiction de voir sa petite-fille s'il ne se décide pas à appeler son médecin et à suivre cette fichue cure dont il a parlé il y a trois mois. Mieux : j'ai réussi à lui faire dire que j'aurais le droit de le faire souffler dans l'alcootest que j'ai acheté à chaque doute. En même temps, est-ce normal pour un fils de devoir faire souffler son père...? Et quand il pèse 100kg et qu'il essaye de vous l'arracher des mains, c'est quand même pas une sinécure.
- Santiago, c'était bien beau, mais c'est plus pour moi. C'est dommage tout de même, ça me tenait à coeur. Seulement voilà, j'ai été remplacé dans le projet, tant pis pour moi. Je suis encore amer à ce sujet, mais ça passera. J'avais qu'à pas m'y accrocher, hein. En même temps, à l'époque, il était question que si je m'engageais, c'était pour ne pas lacher. Enfin, c'est pas moi, qui ai laché. Broumf.
- Les vacances si salutaires en Normandie ont elles aussi été annulées. Très dommage également : je les attendais comme une bouffée d'air frais, loin de chez moi, loin de ce petit univers en vase clos qui a tendance à tourner un peu trop sur lui-même. Je comptais sur mon frère, ma belle-soeur, ma filleule, sur l'air de la mer, sur le compromis plages/campagne pour me changer les idées... Mais bon, Bruxelles, c'est bien, aussi, hein. Moins bien, mais quand même. Faute de grives...
- A côté de l'alcoolisme paternel, je vous demanderai d'accueillir la petite nouvelle : la dépression maternelle! Déjà responsable de deux mois d'arrêt de travail, elle ne semble pas vouloir s'arrêter en si bon chemin! Je propose qu'on applaudisse la candidate, merci. Ceci dit, les deux sont étroitement liés, mais le fait d'avoir officialisé la chose par la visite chez le médecin transforme l'échaffaudage que j'avais sur les épaules en un chantier en bonne et due forme, bulldozers compris.
- La fin de l'année approche à grands pas, je crains pour mes résultats, et je dois travailler. Pas que je rechigne à m'y mettre, mais les profs sont particulièrement pénibles en cette période. Courage, courage.
(On va se limiter aux choses importantes hein, le fait d'avoir cassé un bracelet que j'aimais beaucoup, tout le monde s'en tape.)
° Les trucs qui vont bien ° (Ca va, vous êtes encore là?)
- Bizarrement, et allez comprendre, je vais bien. Si, je vous jure, je ne plaisante pas. Il y a des hauts et des bas, bien sûr, et la liste ci-dessus n'aide pas les hauts à grimper très haut, mais mon humeur à tout de même tendance à pointer le nez au-dessus du seuil limite de la déprime. C'est un sacré mieux, comparé à il ya...pfouh, trois semaines-un mois de ça.
- Je suis réconcilié avec mon appart (le kot, pour les initiés). Je me pelotonne volontiers dans ma mezzanine, je me mitonne des petits trucs sur mes misérables plaques électriques, je regarde la télé avec mon cintre, et je fais même le ménage pour me sentir chez moi. C'est un grand pas pour moi, même si ça peut vous paraître surprenant... N'oublions pas que je le fuyais un peu pour raisons d'angoisses, alors que maintenant c'est mon petit havre de paix, je le retrouve avec plaisir et je m'y soigne du mieux que je peux. Ca me fait une retraite pour les coups durs, et ça, c'est franchement pas négligeable.
- Il y a un monsieur, là en-bas, qui m'appelle "bilou". Et ça, c'est bien.
- Les cours! Siii, les cours! J'y retourne de plus en plus régulièrement, je reprends goût à ce que j'étudie. Je retrouve la motivation qui me faisait tellement défaut après ma séparation avec Jowy, j'ai envie de travailler, j'arrive à trouver de l'intérêt dans les projets qu'on nous propose, pire : je suis content de bosser dessus, et je fourmille d'idées. Réussir à se faire plaisir quand on planche sur des sujets imposés, trouver le compromis qui satisfasse professeur et étudiant, c'est magique, et j'avais oublié que c'était possible. Beaucoup de progrès donc, pour la fin de l'année. Vivement le jury :)
- Plus le temps passe, plus les épreuves à échelle familiale s'enchainent, plus je comprends la nécessite de me dégager de la boue qui s'accroche à mes bottes. C'est déjà une chose, le petit plus en plus, c'est que je commence à y arriver. A me désembourber, à retirer mes pions lorsque la partie s'annonce trop corsée. Je prends de plus en plus de distance, je relativise. Evidemment, je suis là quand il faut, quand je suis nécessaire, voire indispensable, quand mon rôle de fils est sollicité. Pour le reste... Je fuis les obligations incestueuses que l'on tente parfois de me refourguer, je remets les choses à leur place, et je respire bien mieux. On progresse donc aussi de ce côté-là, et c'est un vrai bonheur que de pouvoir s'en rendre compte.
(C'est déjà pas mal non? En plus, j'ai retrouvé toutes les perles de mon bracelet, je vais pouvoir le refaire.)
Voili, il me semble que j'ai vidé une bonne partie du sac, il y a bien quelques poussières qui se cramponnent dans le fond, mais je sens que je peux de nouveau aspirer en relative quiétude. Demain, enfin, tout à l'heure, je vais travailler, et, promis, j'avancerai.
04/04/06 - 06:04
Bon alors :
1 cuil. de potion de Courage 3x/j
2 pilules de Sourire 1x/j
1 gélule d'Isouciance (qsp tte la vie)
3 cuil. de Bonheur (qsp au moins 3 vies)
Ordonnance renouvelable
autant que nécessaire
... et deux ou trois mille poutoux pour que tout aille ENFIN mieux en attendant d'aller bien. Et un ti peu de dodo le n'veu aussi !! ça te ferait - je crois - énormément de bien aussi.
** pense à toi **
** bisous **
maleficio