29/03/2006

29/03/06 - 00:51

...Ou conduire...

Il faut choisir, dit-on. La preuve en images.



Mon père? Il va bien, merci. Le passager? Il serait sans doute mort, s'il y en avait eu un. Ce n'est pas le cas ; pas cette fois-ci. Je repense en frissonnant aux innombrables fois où il m'a pris en voiture, préférant risquer ma vie et la sienne plutôt que d'avouer qu'il avait bu un verre avant de venir. Notez bien, ça devait arriver, ce genre de choses. Entre alcoolisme et surmenage, mon père balance ; je m'inquiète pour lui, il ne s'inquiète de rien et s'apprête à sombrer corps et âme. Finalement, c'est peut-être là qu'il trouvera le repos qu'il oublie de chercher... Pauvre Papa. *soupir* Demain est un autre jour, n'est-ce pas...

14/03/2006

07/03/2006

07/03/06 - 01:04

*couic*

MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE!!!

06/03/2006

06/03/06 - 10:00

Transi

Il fait froid, ce matin. Il neige sur Bruxelles, de touts petits flocons. Je prends un thé, emmitouflé contre le radiateur, un peu de musique s'enroule autour de mes pieds, nus sur le plancher. Je frissonne, je soupire, j'ai les mains chaudes. Un peu mal à la gorge, aussi. Je ne vais pas tarder à aller me recoucher. Je voudrais ne pas être seul pour prendre le thé. Voire, pire.


05/03/2006

05/03/06 - 23:45

En ce temps là...


...En ce temps là... Mon père ne buvait pas encore, nous formions encore une famille unie ; en ce temps là, je n'avais pas conscience de la réalité du monde extérieur. En ce temps-là, j'étais blond comme les blés, ma mère était encore fière de moi ; en ce temps-là, je riais beaucoup, je ne prenais pas beaucoup de place. "Mais qu'il est sage", je l'entendais cent fois par jour. En ce temps-là, je ne savais ni lire ni écrire, mais je ne m'en portais pas plus mal. En ce temps-là, le seul amour que je connaissais était celui que ma famille m'apportait ; en ce temps-là, je jouais souvent dans mon coin, l'univers était fait de pâte à modeler, que je façonnais selon mon imagination. En ce temps-là, mon frère vivait encore chez nous, et on se disputait, parfois. En ce temps-là, je ne fumais pas ma vie dans des cigarettes de tabac blond ; en ce temps-là, j'écoutais Bobby Lapointe et je chantais Georges Brassens à tue-tête sous les regards outrés des maîtresses de la maternelle. En ce temps-là, je rêvais de voir Dinseyland et de partir en voyage avec Alice et le Lapin Blanc ; en ce temps-là, je jouais à me marier avec une petite fille pas plus grande que moi. En ce temps-là, je rencontrais mon meilleur ami, qui me suit si bien depuis plus de quinze ans ; en ce temps-là, j'habitais la capitale, dans une toute petite maison avec un carré de jardin qui m'apparaissait être une jungle, avec ses tribus de fourmis rouges sauvages. En ce temps-là, ma mère souriait tous les jours ; en ce temps-là, elle riait, même. En ce temps-là, mon père buvait du café et rêvait de devenir grand ; en ce temps-là, il me conduisait à l'école après le journal du matin. En ce temps-là, je barbouillais de mes doigts emplis de peinture sur de grandes feuilles blanches ; en ce temps-là, ma grand-mère connaissait encore mon prénom. En ce temps-là, je tirais la queue de notre pauvre chatte ; en ce temps-là, j'étais allergique au lait de vache. En ce temps-là, mes pieds ne dépassaient pas encore de la plupart des matelas ; en ce temps-là, je voulais devenir vétérinaire. En ce temps-là, je croyais qu'en le souhaitant très fort, on pouvait rendre les gens heureux ; en ce temps-là, je pensais qu'en regardant intensément les nuages, je pouvais faire pleuvoir. En ce temps-là, je vibrais devant les dessins animés du matin ; en ce temps-là, je pensais que ma cousine était une sorcière qui élevait un ours dans sa salle de bain. En ce temps-là, Noël était la plus belle fête du monde ; en ce temps-là, je disais au revoir à mes peluches, pour qu'elles ne soient pas tristes. En ce temps-là, ma mère m'appelait "mon bilou" ; en ce temps-là, mon père ne m'appelait pas, sauf une fois, "mon chaton", et, déjà en ce temps-là, ça m'a marqué. En ce temps-là, j'avais l'air heureux, non? En ce temps-là...

05/03/06 - 20:50

Morceaux choisis

La musique adoucit les moeurs ; la musique réveille les sens, égratigne joyeusement les petites cellules grises sous nos crânes ; la musique ça vous parle et ça vous emporte... Moi j'me sens envahi, parfois, et je chante tout seul comme un con. Je me lamente, seul dans ma chambre, en surfant sur des notes pleines de mélancolie, je me vois chanteuse médiévale au sommet de sa tour, je chante. Parfois, ça fait monter mes larmes, parfois, je souris. D'autres fois, je sauterais bien ; danser, sûrement, mais pas tout seul, pas maintenant ; y a que de l'air dans mes bras vides mais je chante, pour ceux qui voudront bien l'entendre. Y a des paroles partout, elle s'envolent certes, mais elles laissent plâner un instant leur sillon mélodieux... Plus fort que les paroles encore, les mélodies qui bougent, qui commandent et l'on a plus qu'à obéir. Ca grésille dans mon coeur, comme un vieux gramophone, et j'ai le blues... Mais je chante. Parfois, les paroles s'emmêlent, trébuchent sur des larmes, la voix se brise et il n'y a plus qu'à écouter. Parfois, c'est le coeur entier qui s'y met, et je chante comme si c'était la dernière fois... J'envoie mes paroles à des kilomètres, loin, très loin, sans savoir si elles aboutiront jamais. Mais j'aime rêver l'espace d'une seconde qu'elles sont entendues, que tout ce que mon coeur porte en lui sera perçu, que soupirent là-bas les cheveux dans lesquels mes doigts se perdent en pensée... J'ai beau chanter, conter et raconter, demain ne sera pas différent ; mais la musique est un bien beau pansement.

"Why does my heart feel so bad? Why does my soul feel so bad? These open doors..."

"Parce que c’est toi... Parce que c’est toi le seul à qui j’peux dire qu’avec toi je n’ai plus peur de vieillir... Parce que c’est toi... Rien que pour ça... Parce que j’avoue j’suis pas non plus tenté d’rester seul dans un monde insensé... Parce que c’est toi..."

"The game we're playing is life, love is a two way dream. Leave me now - return tonight. The tide will show you the way, forget my name go astray..."

"See the stone set in your eyes, see the thorn twist in your side... I wait for you. Sleight of hand and twist of fate, on a bed of nails she makes me wait... And I wait....without you. With or without you... With or without you. Through the storm we reach the shore, you give it all but I want more... And I'm waiting for you..."

"One love, one blood, one life... You got to do what you should. One life with each other, Sisters, Brothers... One life, but we're not the same... We get to carry each other, carry each other, one... One... Do you hear me calling love, do you hear me call... Hear me knocking, knocking at your door, do you hear me coming love... Hear me come..."

"And it came in through the back door, and I don't understand, still I don't understand... You're all that I could need, and I'm falling on my knees, Hurricane..."

"You forgotten how it started, close your eyes, think of all the bubbles of love we made... And you're down on your knees, it's too late..."

"Now the boy who dried your tears is crying all the time, now the joy I've had for years has left me for a while... I don't want to live forever, but as long as I do, I'd love to live for real... With you I might get there, with you I might start to feel, with you I will get there, with you I will live for real... "

"The last time I saw you, we had just split in two... You were looking at me, I was looking at you... You had a way so familiar, but I could not recognize, 'cause you had blood on your face and I had blood in my eyes... But I could swear by your expression that the pain down in your soul was the same as the one down in mine... That's the pain that cuts a straight line down through the heart, we call it love... So we wrapped our arms around each other, trying to shove ourselves back together, we were making love..."

Je chante. *soupir* Mais je chante quand même :)



04/03/2006

04/03/06 - 23:57

Rest In Peace


Vous êtes-vous déjà pris pour un chien-loup hurlant à la mort...? Avez-vous déjà pleuré à vous en crever un poumon...? Je ne vous le souhaite pas ; je ne le souhaite à personne. Seulement, parfois, ça arrive. On y peut rien, personne n'y peut rien. Mais c'est là quand même. Une douleur sourde au fond de la poitrine, un vide, un creux, comme un manque, une absence. Une implosion cardiaque qui vous aspirerait en vous-même, pour mieux vous recracher en larmes dans les gueules aterrées du monde extérieur. Une brûlure, en somme. Une folie qui vous ronge et que tous les ongles du monde ne pourront arracher ; il y a quelque chose, là, en moi, qui fait couler mes larmes, qui me rend tour à tour songeur, rêveur, rageur, malheur... Une illusion. Un manque de toi. Il y a dans mon coeur un amour chaud comme du miel, mais Boucle d'Or s'est endormie et les ours ne reviennent pas. Il pourrait, il devrait servir. Mais j'me sens mal, bousculé, ballotté, emporté par des vents contraires. Les plus grandes claques, celles qui font le plus mal, sont celles qu'on avait vues venir, mais qu'on avait mal jugées. J'ai mal au coeur, mal à l'amour ; je n'en veux à personne, et personne n'y peut rien. J'ai juste mal, ce soir, au fond de mon lit, à pleurer sur la tombe de mes amours morts-nés.

 

Ambiances...
...sonores...
"For You", Tracy Chapman
...littéraires...
"Des Fleurs Pour Algernon", Daniel Keyes
...parfumées...
Cristaux de sel
...météo...
Vous croyez qu'ils donnaient la météo, après Hiroshima?

Belles, drôles, douces...Mes vibrations du moment.



A lire, à aimer, à détester... A découvrir, quoi qu'il en soit... Moi, je les lis en tout cas :
- Hugoindigo
- Jowy, mon clafoutis compatriote
- Morrissey, un autre compatriote. Sans cerises, lui.
- Dans la série "Les Belges", je demande Arnieoflovers que je commence à découvrir...
- Faites donc un détour par chez Cosmic Teddy, l'ourson de l'espace...
- Trankil, Mon homme des steppes à moi, qui aura toujours sa place ici-bas...
- Maleficio, l'homme-qui-veille, dispensateur de conseils avisés devant l'éternel et routard égaré sur pistes glissantes...
- Alexander-Beetle, le cafard toulousain, à l'aura aussi rose que sa ville, tout en malice et intellect :)