24/11/2005

24/11/05 - 00:47

Deep in my bed

*baille*
Du plus profond de mon lit (c'est écrit dans le titre, joyeux francophones ignorants), voilà que je me remets à écrire des posts inutiles... Moi j'vous l'dis, le net à disposition, c'est propice à l'égarement cérébral voire à la nécrose neuronale... Mais bon, c'est vrai qu'il y a une chose que je voulais aborder quelques posts plus tôt, et que j'ai omis de mentionner... (Estimez-vous heureux, vous auriez eu deux paragraphes de plus à lire... Et on ne se barre pas en douce, là-derrière!)

Vui, à vrai dire (c'est incroyable combien j'ai l'impression de commencer la plupart de mes posts comme ça...), à dire vrai, disais-je, si j'ai un tel accès au weurld waïde webbe, c'est pour la simple et bonne raison que je me trouve en ce moment même chez mes parents... Mais je n'y suis pas simplement pour le plaisir, ni pour la bonne chère, ni pour le confort... J'y suis revenu avant tout parce que, mardi dernier, mes vieux démons se sont éveillés à nouveau, planant au-dessus de moi, leurs ailes d'angoisse faisant siffler le vent... Et oui, je suis un angoissé chronique, un paniqué systématique, un stressé exacerbé... Pour résumer, je suis sujet à ce que l'on appelle "crises d'angoisse", ou encore "crises de panique"... Difficiles à expliquer, difficiles à cerner, difficiles à comprendre, et qui peuvent revêtir une tonne d'aspects différents...

Il y a les "traditionelles" crises de tétanie, d'hyperventilation, de spasmophilie... Mais là, le mal est bien plus ciblé, et se manifeste de façon physique tangible... Ce qui me ronge, moi, est beaucoup plus insidieux... Essayez un instant d'imaginer une peur soudaine qui vous étreint, pour n'importe quoi : un mal de crâne, une crampe inexpliquée, des maux de ventres sans explication voire une simple tourniole... Il suffit que l'esprit se fixe un instant dessus, en cherche la cause sans la trouver (et non, je ne suis pas médecin) et l'escalade a tôt fait de s'installer. La peur s'insinue en vous, tourne en rond dans votre cerveau comme un fauve en cage, cherchant les moindre parcelles de raison subsistante pour s'en repaître ; la panique lui emboîte le pas, et vous devenez alors totalement irrationnel : vous n'êtes alors plus que peur, sphère de terreur lancée à cent kilomètres/heures, et les frayeurs se succèdent les unes après les autres dans votre esprit, de pire en pire, et vous focalisez sans plus pouvoir détacher votre attention de cette angoisse qui vous vrille le ventre. Tout y passe : peur de la mort, du suicide, du noir, du lendemain, de la maladie, de la folie, tout est soigneusement passé en revue jusqu'à épuisement des stocks, une heure ou deux environ après le début de la crise...

Bien évidemment, il s'agirait là d'une crise non-maîtrisée... Avec un peu d'entraînement, un minimum d'encadrement et beaucoup de volonté, on arrive bien vite à sentir monter l'angoisse traitresse, et, si on s'y prend comme il faut, et que les atouts sont dans nos mains (comprenez : repos, moral, force), on a vite fait de la renvoyer d'où elle vient... Dans ces cas-là, on peut carrément éviter la crise, voire la réduire à une trentaine de secondes... Et, croyez-moi, chacune de ces victoires contre soi-même vaudrait la peine de sabrer le champagne tant on respire...

Mais à propos, d'où viennent-elles ces crises...? Après avoir pratiqué depuis environ deux ans, je peux affirmer avec une quasi certitude que les raisons physiques qui les engendrent souvent (pour ma part) ne sont que chimères : le mal de tête qu'on s'imagine cancéreux n'est bien évidemment jamais qu'un coup de fatigue... Les raisons sont ici bien plus profondes : manque de sommeil, soucis divers, stress accumulé et jamais exprimé, frustrations, mal-être... Toutes ces petites choses inverties et séquestrées dans notre inconscient ne font là que se manifester... Du moins, c'est ma conclusion personnelle après auto-analyse (qui vaut ce qu'elle vaut n'est-ce pas...). Une chose est néanmoins belle et bien sûre : ces crises sont générées par le stress...

Mais alors, comment s'en débarasser...? Et bien il y a toute une série de médicaments adaptés, mais j'avoue que, même si j'en ingurgite un (tout petit) peu, je ne suis pas vraiment pour... Anxiolitiques, anti-dépresseurs... Très peu pour moi, je n'ai pas envie d'entrer dans la valse prozacienne ou les joyeux petits Temesta flirtent d'un peu trop près avec Dame Dépendance... Alors je me contente de petites pilules sans accoutumance ni dépendance, et de gouttes de Bach... Ensuite, il y a évidemment le suivi psychologique, psychiatres et autres psychologues à l'appui, qui aident à traiter le fond du problème, là où les médicaments éventuels ne soignent que les conséquences... Pour tout dire, il n'y a pas de remèdes miracles ; on peut également trouver son content dans les médecines douces et parallèles (kinésiothérapie, sophrologie, acupuncture, zen...). Une chose cependant permet de garder espoir : il est scientifiquement prouvé que toute crise se termine d'elle même après une heure ou deux, et il est tout à fait possible de se débarasser définitivement d'elles. Amis angoissés, souriez!

Bien, voilà, ma chronique médico-vaseuse du soir est terminée ; quant à la raison d'un tel post... N'y voyez pas un étalage trivial de pseudo-savoir, ni même un mauvais article de presse on ne peut plus mal documenté... Pour la énième fois, il n'y a pour moi meilleur exorcisme que celui des mots... Et mettre à plat mes frayeurs, cette épée de folie suspendue au-dessus de moi en permanence, c'est le meilleur moyen de les combattre. Bref, trève de bavardage incessant, j'ai encore accouché d'une terrifiante tartine de mots, je vous la laisse en pâture, ne l'abimez pas trop...

commentaires

24/11/05 - 00:58

J'ai croqué la tartine, elle a un goût que je connais ... Je n'aurais pas su dire mieux : cela n'appelle que deux mots ( ou pitet trois )
Courage
Bravo

& ... * Sourire *

24/11/05 - 02:08

Comme je te comprends!


Mini tartine moi-je-orientée, je le regrette:
J'ai tendance à me trouver toutes les maladies du monde mais comme j'ai peur des medecins je ne fais rien.
Une crampe d'estomac devient un ulcère ou une crise d'appendicite, une douleurs aux cotes est une angine de poitrine, prémice d'un infarctus, ou une cote cassée, ou encore les séqauelles des saloperies que j'ai pu respirer en faisant de la chimie, un mal de tête devient une rupture d'anevrisme... mais je ne dis jamais rien. Je me dis finalement que se sont des conneries, mais j'angoisse.
Ça passe vite, mais je me dis que le jour ou j'aurais vraiment quelquechose, je serais persuadé de ne rien avoir, et là ce sera grave! Paradoxalement j'adore rire de maladies terribles comme le cancer, en prétendant en être atteint.

24/11/05 - 23:12

Faire disparaître définitivement les manifestations liées au stress? Euh j'y crois pas trop mais on apprend en effet à vivre avec.
On va se souhaiter bon courage :-)

25/11/05 - 00:05

Tu sais j'ai eu ça pendant longtemps. C'est passé depuis assez longtemps aussi. Il faut écouter ce que dit l'inconscient, écouter. Puis on peut aussi se dire que c'est lié à toute cette anticipation sur notre vie, notre destin, qui est "entre nos mains" quand on a entre 15 et 25 ans, professionellement, un gros poids à porter.

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Ambiances...
...sonores...
"For You", Tracy Chapman
...littéraires...
"Des Fleurs Pour Algernon", Daniel Keyes
...parfumées...
Cristaux de sel
...météo...
Vous croyez qu'ils donnaient la météo, après Hiroshima?

Belles, drôles, douces...Mes vibrations du moment.



A lire, à aimer, à détester... A découvrir, quoi qu'il en soit... Moi, je les lis en tout cas :
- Hugoindigo
- Jowy, mon clafoutis compatriote
- Morrissey, un autre compatriote. Sans cerises, lui.
- Dans la série "Les Belges", je demande Arnieoflovers que je commence à découvrir...
- Faites donc un détour par chez Cosmic Teddy, l'ourson de l'espace...
- Trankil, Mon homme des steppes à moi, qui aura toujours sa place ici-bas...
- Maleficio, l'homme-qui-veille, dispensateur de conseils avisés devant l'éternel et routard égaré sur pistes glissantes...
- Alexander-Beetle, le cafard toulousain, à l'aura aussi rose que sa ville, tout en malice et intellect :)