17/11/2005

17/11/05 - 02:02

Cafard du soir, bonsoir...

Bien bien, il semblerait que je reprenne enfin la plume, après une bien trop longue absence... Que je ne chercherai même pas à justifier, à quoi cela servirait-il? Enfin bref, moult tracas, moult événements, moult fatigue et moult paresse plus tard, me voici de retour, avec, on l'espère (du moins moi je l'espère) un peu plus d'assiduité... (Note à moi-même : en fait, Flo, tu viens de te justifier à demi-mot...Et si t'essayais de t'en tenir un peu à ce que tu dis?) Je voudrais donc tout d'abord présenter mes excuses à ceux qui se sont inquiétés, qui ont voulu savoir, qui ont cherché à prendre contact, et qui se sont heurtés à un mur d'absence pratiquement infranchissable... Désolé à vous tous, à toi d'abord et en particulier, mon cher grand frère, désolé de n'avoir été qu'un vide pendant plus d'un mois...

Bien, évidemment, ce qu'il y a avec le retard, c'est que quand on le prend, il faut le rattraper... Hum, et là, à vrai dire, c'est pas vraiment une mince affaire. Pour tout dire, j'ai là tout de suite maintenant un véritable pêle-mêle de mots et d'émotions qui ne demandent qu'à s'écouler pour s'ébattre joyeusement sur ma virtuelle page encore blanche, mais, au risque de paraître ségrégationniste, il me semble que je vais devoir faire un tri, ou du moins ordonner tout ça pour éviter la partouze grammaticale la plus débridée depuis le siècle dernier. Réfléchissons...

Je pense qu'étant donné l'importance à mes yeux de cet "événement", et l'importance tout court qu'il a dans ma vie, je me dois d'évoquer en premier lieu mon histoire avec Jowy... Evidemment, avec ma guerre de retard et ma lenteur de gastéropode neurasthénique, tout le monde est déjà au courant... Oui, c'est bel et bien fini entre Jowy et moi, et contrairement aux pensées et qui sait, aux dires, que certains d'entre vous pourraient avoir, cela me fait mal, aujourd'hui encore, de le dire, surtout aussi crûment, de façon aussi plate. C'est pourquoi je nuancerai mon affirmation, avec le plus de justesse possible, dans la mesure où des sentiments peuvent être reproduits avec justesse par le trivial biais des mots... Jowy, c'est un merveilleux petit bonhomme, un garçon plein d'entrain, dont le sourire enchanteur triomphe encore et toujours de l'adversité... D'un certain côté, c'est un modèle à prendre, pour nous tous, quand notre embourgeoisement nous pèse... Serions nous capable nous aussi de chanter si notre situation était moins bonne que ce qu'elle n'est, voire carrément mauvaise? J'en doute. Moi, j'ai chanté, du moins j'ai essayé. Je m'y suis peut-être froissé une corde vocale, qui sait... Mais je l'affirme haut et fort, avec toute mon honnêteté, j'ai aimé Jowy, du plus profond de mon coeur, avec toute ma force et toute mon énergie, je me suis battu à ses côtés, j'ai ramé, couru, pleuré, crié, pesté, rit et sourit, avec et pour lui... Et oui, mesdames et messieurs, je l'aime encore, et cela aussi je l'affirme clairement, je l'aime encore, mais sans doute un tout petit peu moins. Jowy, c'est quelqu'un d'irremplaçable à mon coeur, un petit bout de hippie sur deux pattes, qui crie, court, chante et fait des bonds avec la meilleure volonté du monde. Jowy, c'est un morceau de mon histoire maintenant ; Jowy, c'est une personne avec qui j'ai tout partagé, à qui j'ai donné sans compter, et qui m'a rendu tout ce dont il était capable ; Jowy, c'est purement et simplement quelqu'un que je ne veux pas perdre. Alors pourquoi une rupture, me direz-vous? Je répondrai d'abord que vous êtes bien curieux, ensuite, je répondrai qu'il en a juste été comme ça, que je me suis retrouvé confronté à un choix, qui n'aurait peut-être pas dû se poser, mais qui le fut quand même, par ma faute ou non, c'est selon... Je dirai aussi que j'ai certainement eu le coeur trop grand, et qu'il s'est révélé en fait être beaucoup trop étriqué ; je dirai aussi que je suis incapable de prendre des décisions, de faire des choix, que je ne suis peut-être qu'un lâche qui a à peine le mérite de le reconnaître... J'ajouterai bien plus pragmatiquement que et bien... Si le rose nous enveloppait bien souvent, Jowy et moi, il y avait aussi cette part de noir inhérente à tous les couples, et que j'aurais peut-être du apprendre à passer au-dessus.. Mais en bon lâche qui se respecte, et n'ayant jamais eu l'habitude d'être confronté à de tels problèmes, j'ai peut-être perdu les pédales, coulé une bielle, glissé dans le fossé, que sais-je encore... J'ai moi-même du mal à mettre le doigt sur la ou les raisons exactes de ce dérapage non-contrôlé... J'ai bien tenté de recoller les morceaux, de nous offrir une seconde chance, me rendant compte à quel point cet étrange lutin roux avait installé ses quartiers dans mon coeur... Mais il semble qu'il y ait eu un hic, une bavure de plus, sans doute due à cette séparation précoce, qui a rayé le disque, enroué l'engrenage, et, manifestement, quelque chose ne tournait simplement plus rond... Alors plutôt que de se faire du mal inutilement, il valait sans doute mieux en rester là...

Concernant notre vie en commun... Je viens d'effacer le paragraphe que j'avais écrit, pour le remplacer par celui qui vient, conséquence directe d'une entrevue téléphonique avec Jowy... La cohabitation, chers GAiens, ce n'est pas une mince affaire... Et peut-être sommes-nous lui et moi trop compliqués, peut-être cherchons-nous trop la petite bête... Mais le fait est que, en résumant un peu, il existe à mon sens trois classes de comportements-types, qui en engendrent d'autres bien sûr, mais les principales sont pour moi : être trop proches ; être proches ; ne pas être proches. La première catégorie a été testée, et désapprouvée... Je pense que, même si j'en ai été l'instigateur, une trop grande promiscuité post-rupture ne peut rien amener de bon, si ce n'est chimères illusoires pour celui qui aime encore, et faux réconfort pour celui qui aime-mais-un-peu-moins... J'ai voulu essayer, je m'y suis blessé, j'y ai trouvé du bonheur aussi volatile que l'éther, et par-dessus tout j'avais tellement peur de faire mal à mon petit bonhomme... Enfin, aujourd'hui, j'ai découvert l'autre versant du problème, et j'en ai été...soufflé. La froideur, le rire disparu, le sourire envolé, j'ai découvert un Jowy que je ne connaissais pas, qui se protégeait et veut me protéger du même coup, mais croyez-moi, le voir distant, effacé, anonyme... Quel choc. J'espère que tu comprendras ma position vis-à-vis de ça, Jowy... Tu comptes trop pour moi pour que je te regarde t'effacer sans broncher... Et t'entendre dire que tu veux me rayer de ta vie, parce que ce sera plus simple, pour toi comme pour moi... Je le comprends, et je le respecte, mais... Rien que de l'imaginer me brise le coeur, alors que nous avons encore mille choses à partager, en toute sincérité... Je n'ai rien oublié de nos délires, de nos soirées PS2, de nos films et musiques préférés... Tout ça n'a pas changé, on aime et on partage toujours nos goûts... D'accord, apprendre à les ré-apprécier à deux, en amis plutôt qu'amants, demandera certainement un temps d'adaptation, mais on peut y parvenir, tous les deux, sans se regarder de trop loin, ni de trop près... Nous n'avons pas changé, et ces choses qui font que nous nous correspondons seront toujours partie intégrante de nous-même, qu'on le veuille ou non... Alors non, je ne veux pas te perdre, je ne veux pas te voir partir sans jamais te retourner, et je te l'écris en pleurant à chaudes larmes... Je sais que rien n'est éternel, qu'il faut savoir laisser partir, que la vie est faite de vas et de vients, mais j'aimerais au moins...au moins essayer, essayer de nous prouver qu'on a les moyens de commencer autre chose, sur des bases plus saines, et d'en tirer tous deux bonheur et bien-être... Tu sais que je respecterai toutes tes décisions, mais sache que je ne veux pas perdre à jamais l'ami qui habite au fond de ton coeur... Et mille fois désolé de te l'écrire ainsi, ici, comme ça... Mais ça devait sortir et je sais que tu le comprendras.

Bien, bien... Un séchage de larmes plus tard, il faut que je continue de faire le tour du propriétaire et surtout des dernières nouvelles en direct de par chez moi...

Grande nouvelle s'il en est, la cigogne rose livreuse de choux s'est arrêtée sur la cheminée qui n'existe pas sur le toit de mon frangin, et a déposé un drôle de paquet cadeau rose et braillard en forme de bébé dans les bras de ma belle-soeur... En voilà une surprise! (Tu parles, en neuf mois, on a eu le temps de voir venir...) Me voici donc bombardé parrain, sacré biberonneur officiel de la cour de Sa Majesté Amandine, et jeune bohème gatouillant qui s'ignorait. Bon, je n'aime pas les enfants, à la base. Surtout les bébés. Alors appelez ça l'instinct maternel, le syndrome nageuse est-allemande inversé, ou sénilité liquido-cervicale précoce, mais celui-là... Ben il est choupi, en fait. Tout rose, même pas rouge et frippé qui s'époumone comme un castrat dans un piège à souris, juste un petit bout de rien du tout qui sourit aux anges et qui se demande où il a bien pu tomber... Alors oui, j'avoue, j'assume, j'ai gatouillé, et je gatouille encore, j'ai donné le biberon, j'ai fait faire le petit rot, et toutes ces singeries paternisantes qui me sont en principe inaccessibles mais que je découvre avec une espèce de curiosité scientifique à tendance ludico-expérimentale... En fait, c'est marrant, un bébé. Enfin, chez les autres.

Mis à part ça, je croule une fois de plus sous le boulot, entre mes cours de story-board, d'animation 2D et 3D, de typographie, de scénario, de multimédia... Je jongle entre les programmes, les projets, les dates de remises, les découpages/collages/animages/creusages de tête... Mais je me bats, je m'accroche, et je bosse comme un acharné pour compenser mon manque de régularité du début de l'année... Parallèlement, j'ai un mal fou à me lever le matin, hum-broumf... Et, comme l'a déjà annoncé Jowy, le net devrait débarquer chez nous incessamment sous peu! D'après les dernières nouvelles du front, ce serait pour le 22 novembre... Attendez-vous donc à une déferlante de posts, enfin... A un peu plus de littérature que ces derniers temps ;)

Sur ce, mes pauvres doigts commencent à parler syndicat, rapport au mauvais traitement infligé ce soir pour pondre cette tartine, donc je vais vous laisser en espérant que la digestion ne soit pas trop lourde :) A très vite, donc...



Argh, une photo de bébé sur MON blog... Y a du laisser-aller dans l'air...




Juste un petit rendu préparatoire d'un travail de 3D, parce que j'avais envie de le mettre là, na ^^

commentaires

17/11/05 - 02:20

Joli bout d'chou, joli rendu 3D mais très belles émotions ... allez Flo un sourire ^^ juste un sourire hop hop

17/11/05 - 02:26

Je te connais pas du tout, mais si Jowy t'a aimé ou t'aime encore, c'est que tu es un mec bien. Tu prends soin de lui qu'il soit proche ou loin, merci d'avance.

Son grand Onc' (et ami)

17/11/05 - 02:43

Tiens, drôle de hasard !!! Un autre mec qui se lamente... Ne serais-tu pas un charmant Belgwas ???

17/11/05 - 02:47

poutou

(La troidé c'est chiant ! Saloperie de textures!)

17/11/05 - 06:56

Mwa je suis sur ke vous arriverez, ensemble, a surremonté les épreuves et entretenir une belle amitié... :0)

Laissez le temps au temps...

17/11/05 - 09:39

j't'm *gratgrat*

18/11/05 - 18:15

L'amour, le couple des débuts empêche d'écrire. Au moins, tu fais ton retour ici... Welcome back ;-)

22/11/05 - 07:31

C'est bizzarement dans ces moments là, (après un long silence) qu'un artiste est capable d'être très imaginatif... On pense très fort à toi Boyzzy !

22/11/05 - 17:09

comment il est trop mignon le bébé!!
j'en veux un comme ca moi....
courage,flo,ca va aller..
bizz

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Ambiances...
...sonores...
"For You", Tracy Chapman
...littéraires...
"Des Fleurs Pour Algernon", Daniel Keyes
...parfumées...
Cristaux de sel
...météo...
Vous croyez qu'ils donnaient la météo, après Hiroshima?

Belles, drôles, douces...Mes vibrations du moment.



A lire, à aimer, à détester... A découvrir, quoi qu'il en soit... Moi, je les lis en tout cas :
- Hugoindigo
- Jowy, mon clafoutis compatriote
- Morrissey, un autre compatriote. Sans cerises, lui.
- Dans la série "Les Belges", je demande Arnieoflovers que je commence à découvrir...
- Faites donc un détour par chez Cosmic Teddy, l'ourson de l'espace...
- Trankil, Mon homme des steppes à moi, qui aura toujours sa place ici-bas...
- Maleficio, l'homme-qui-veille, dispensateur de conseils avisés devant l'éternel et routard égaré sur pistes glissantes...
- Alexander-Beetle, le cafard toulousain, à l'aura aussi rose que sa ville, tout en malice et intellect :)