31/07/2005Réflexions post-synchroMesdames et messieurs mes lecteurs, bonsoir. Avant toute chose, je voudrais remercier tous les commentateurs du post d' (avant) hier soir, et surtout Hugo, qui a mis le doigt le premier sur une notion fondamentale dont j'avais omis de parler : le respect. Mon Dieu, après relecture, je me rends compte à quel point mon post doit ressembler à un texte lacunaire, tellement j'ai oublié de choses importantes, tellement j'ai zappé involontairement de points essentiels. Pour ma défense, j'arguerai avec toute l'honnêteté du monde que j'ai écrit ce post avec mes tripes, sur un "coup de tête réfléchi", aussi paradoxal que cela puisse paraître... La spontanéité et la force de mes sentiments de ce soir là m'ont fait occulter un tas de choses dont, évidemment, je tiens compte. Il me faut donc revenir là-dessus, et, pour me la jouer roman-photos en dix-neuf épisodes, vous tenir au courant de l'évolution de la situation.
Je voudrais d'abord me pencher sur vos commentaires, et préciser ces points que j'ai laissés obscurs bien malgré moi. Je vais tenter de réagir dans l'ordre, de ne rien oublier cette fois-ci, et d'apporter des précisions suffisamment...heu...précises pour que toute la situation soit suffisamment clarifiée...
Concernant les rôles figés ou évolutifs, loin de moi l'idée de vouloir enfermer l'autre dans un carcan sontre son gré, le décréter une bonne fois pour toutes inchangeant et inchangé. Cette suggestion m'est avant tout venue de lui, embarqué qu'il est dans des études d'ingénieur informatique depuis cinq ans maintenant. Souvent il a lui même abordé le sujet, trouvant qu'il n'avançait plus, que son train-train ne se renouvelait plus, que j'avais de la chance, moi, de passer à autre chose, de découvrir, d'élargir sans cesse mon éventail culturel... Attention, sans aucun auto-dénigrement de sa part! Je pense qu'il réalisait juste qu'à 22 ans, il était déjà en train de s'enliser dans une petite vie plan-plan rangée, ce qui ne lui plaisait qu'à moitié, du moins pendant un temps, puisqu'il semble maintenant s'y être fait, et ne pas s'y déplaire. Alors que moi, de mon côté, sortant de six années de bagne, je m'ouvrais enfin à la vie dont je rêvais. Imaginez le décalage. Moi, en pleine expansion émotionnelle, qui voudrait toucher à tout, tout voir, tout sentir, tout essayer... Et lui, en train de moisir dans ses pantoufles, vieux avant l'âge... Bien entendu, je lui en ai parlé, nous l'avons surmonté comme nous l'avons pu, mais nous ne pouvions non plus nier une évidence. Il ne revenait qu'à lui, à moi, à nous, de tenter de rétablir l'équilibre. Ce qui nous fîmes, timidement, mais c'était mieux que rien. D'où cette constante différentielle évolution/stagnation qui me reste à l'esprit, et qui prend peut-être parfois plus d'importance qu'elle ne devrait. mais, je le précise encore une fois, si je l'ai mentionnée, c'est tout de même que je l'ai ressentie, cette différence, et que, quelque part, elle pose problème.
Venons-en à la question du respect, de la franchise, du dialogue inter-couple. Bien, je me dois de vous avouer une chose. Oui, le dialogue constitue une lacune difficile à combler dans notre histoire. Le dialogue, pour nous, a toujours été timide, à demi-mot, esquissé, jusqu'au jour ou l'un de nous deux prenait le taureau par les cornes, dépassé par les événements que nous n'arrivions pas à aborder. Nous nous disions toujours pourtant que lorsqu'il y avait un problème, il fallait qu'on en parle, au plus vite. Hum, de belles résolutions bien peu appliquées. Mais à nouveau, la distance, dans ce cas-précis, est un critère a prendre en compte. Résoudre des problèmes par écrans interposés, au téléphone, ou du moins sans avoir la personne en face de soi, ou joignable quand il faut, ça ajoute une barrière supplémentaire à toutes tentatives de discours constructif… C’est difficile d’argumenter, d’entrer dans les détails, lorsqu’on est limité par le temps, le lieu, l’argent… Et, comme l’a si justement fait remarquer mon lecteur anonyme préféré (humbroumf), les trop rares moments que nous passons ensemble ont évidemment plus souvent tendance à être utilisés à autre chose qu’à régler nos comptes. C’est peut-être une grave erreur, qui accumule en nous la rancœur, lorsqu’on entasse peu à peu tous nos soucis, qui n’éclatent jamais à la surface, ou trop tard…
Et sa conclusion est des plus justes : évidemment, s’exprimer librement en face de celui qu’on aime, lui ouvrir son cœur, même si c’est pour lui livrer des problèmes, des doutes, des angoisses… Tout ça est un acte d’amour, franc, honnête, et plus fort qu’un compliment ou qu’un sourire falsifié…
Cependant, si on ne peut nier que dialogue, franc jeu et cartes sur table sont des éléments essentiels à la bonne marche d’un couple, il ne faut pas oublier que les résultats ne s’avèrent pas toujours positifs. Mais, évidemment, dans ce cas-là, il ne s’agit plus d’un problème de communication ; c’est qu’il y a autre chose, et c’est là-dessus qu’il convient de se pencher… Après, chers lecteur, il ne relève plus de vos fonctions de régler mes problèmes avec lui… Car, tout impudique que je suis, je ne fais pas non plus dans l’étalage de faits divers à tendance potiniste, du moins pas dans le contexte de mon couple. Et c’est me comporter en adulte que d’y faire face, de les dénouer autant que faire se peut, de tenter d’y voir clair, et d’apporter les solutions qui conviennent lorsqu’il y a lieu de les apporter.
Il est temps maintenant de tirer des conclusions, du moins pour ce soir. Après toutes ces réflexions, vos conseils et remarques avisés, j’ai beaucoup réfléchi, cela va sans dire. Et j’ai le bonheur de vous annoncer que je me sens plus serein, apaisé. Je pars demain à l’aube vers chez lui, où je passerai deux jours. Au menu : discussions, aussi saines que possibles, mises à plat, tentatives de désenbourbement. Je ne peux pas prévoir l’issue du week-end, mais, là, quelque part, votre attention, vos commentaires, votre présence, aussi discrète soit-elle, ont rallumé une lueur d’espoir. Alors merci, juste merci, et tout ce que ça implique. A tous.
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...sonores...
"For You", Tracy Chapman
...littéraires...
"Des Fleurs Pour Algernon", Daniel Keyes
...parfumées...
Cristaux de sel
...météo...
Vous croyez qu'ils donnaient la météo, après Hiroshima? Belles, drôles, douces...Mes vibrations du moment.     A lire, à aimer, à détester... A découvrir, quoi qu'il en soit... Moi, je les lis en tout cas :
- Hugoindigo- Jowy, mon clafoutis compatriote - Morrissey, un autre compatriote. Sans cerises, lui. - Dans la série "Les Belges", je demande Arnieoflovers que je commence à découvrir... - Faites donc un détour par chez Cosmic Teddy, l'ourson de l'espace...
- Trankil, Mon homme des steppes à moi, qui aura toujours sa place ici-bas... - Maleficio, l'homme-qui-veille, dispensateur de conseils avisés devant l'éternel et routard égaré sur pistes glissantes...
- Alexander-Beetle, le cafard toulousain, à l'aura aussi rose que sa ville, tout en malice et intellect :)
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31/07/05 - 01:02
hey, et cette fwas tu régles vrmt tes comptes ;)
jowy