29/07/2005L'amour, l'avenir et les bretelles (reloaded)(ce post était sensé être mis en ligne hier soir, mais, vu mes petits problèmes pour accéder à GA, je n'ai pu ni le terminer, ni le poster... Heureusement, j'en avais fait un copier-coller, donc je vais pouvoir vous le transmettre, avec les vingt-quatre heures de retard et ce qu'elles impliquent, à savoir la réflexion qui a continué, etc, etc... Je prévois donc un post pour plus tard ce soir, et en attendant, je vous invite à grimper dans la machine à remonter le temps, en route pour hier soir... Voili, je vous laisse avec mes états d'âme de la veille...)
Avec un titre pareil, j'ai déjà fait fuir la moitié de mes lecteurs... Tant mieux, ceux qui sont restés sont donc ceux qui vont suivre, avec plus ou moins d'attention. Je les préviens tout de suite : accrochez-vous. Je ne sais pas au juste où je vais arriver avec ce post, si réfléchi soit-il. Pourquoi? Tout simplement parce que ce post sera à l'image de ce que j'ai à exprimer ce soir... Long, complexe, et difficile à décrire... Les derniers lecteurs survivants sont les bienvenus dans cette galère intime, qui sera sans doute très floue et trop approximative pour que tout le monde comprenne toutes les subtilités de la chose... Bon, vous êtes prêts, les courageux? Je me lance, j'ai la plume qui démange (et les glandes lacrymales, mais ça, c'est autre chose)...
Ce soir, je me sens, tout à coup, totalement perdu. Peut-être devrais-je remercier l'amie avec qui j'ai passé la soirée et qui a gentiement provoqué cet état second, je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que je n'arrive pas à joindre les deux bouts dans ma petite tête de jeune piaf, et que ça commence doucement à me rendre chèvre. Je ne sais plus où j'en suis avec l'homme qui est sensé partager ma vie, l'homme duquel je suis sensé être amoureux, celui auquel je suis fidèle depuis exactement deux ans, neuf mois et vingt-six jours. Ca peut paraître soudain, après tant de temps, mais le phénomène est encore plus sournois, plus pernicieux, et, en analysant bien la situation, cette prise de conscience ne date pas d'hier. Il suffisait peut-être juste d'ouvrir les yeux... Il y a néanmoins une chose importante à savoir : mon copain habite à environ 600 km de chez moi, vers le Sud, en France donc, et notre histoire s'est construite de deux semaines en deux semaines, de vacances en week-ends, de longues, très longues nuits sur internet, de promesses délirantes, de rêves communs, et surtout, surtout, toute notre histoire fut construite sur une base d'amour, de vrai, de fusionnel, un amour auquel j'avais presque du mal à croire tellement il était ravageur. Mais je ne reviendrai pas sur la genèse de mon couple, ça n'aurait de cesse que de vous embrouiller encore plus. Seulement, comme vous l'aurez compris, la distance est et a toujours été une donnée incontournable dans notre équation amoureuse. Une donnée qui fut sans doute à l'origine de sacrées fissures dans nos fondations...
Pour en revenir à ces émotions qui m'ont submergées ce soir, j'ai envie de dire que je commence doucement à réaliser qu'il ne me manque plus, que je n'attends plus avec impatience le week-end où l'on se verra, que j'ai de plus en plus envie d'abréger nos coups de fil pour faire autre chose... En soi, ça peut paraître simple. Ca ne l'est pas, du moins, pas de mon point de vue... Je ne suis même pas sûr, au fond, de penser vraiment tout ça. Je sais pertinemment que personne ne peut répondre à ma place à toutes ces interrogations existentielles, que personne n'est dans ma tête, ni dans mon couple. Je sais tout ça, je crois que je suis juste...perdu. Ca fait trop longtemps maintenant que, quand je le vois, je me déconnecte de tout, comme si je coupais les ponts avec le reste du monde, comme si j'appuyais sur « Pause » le temps d'un week-end, avant de retourner à ma vie "normale". Etrange sensation que cet atterrissage qui suit chacune de nos rencontres, l'impression de redémarrer, comme si je sortais d'un long rêve... Atterrissage qui me paraît plus douloureux à chaque fois, lorsque je me rends compte que mes deux "personnalités", avec et sans lui, se correspondent de moins en moins... Comment dire... Pour user de métaphores, j'ai parfois l'impression d'être un train qui avance, avance...et qui aurait perdu un wagon, qui resterait là, abandonné, sur la voie. Souvent, j'ai le sentiment d'évoluer, d'avancer, alors que lui stagne, comme si je courrais et qu'il restait à la traîne... Il fut une époque, ce n'était pas dérangeant, je n'avançais pas non plus... mais des tas d'événements m'ont fait beaucoup avancer ces derniers temps, tandis que lui, de son côté, n’avance plus, n’avance pas. Rien ne semble venir perturber sa vie, en mal ou en bien, comme si son potentiel évolutif s’était tout à coup figé à zéro… En même temps, qui pourrait le lui reprocher… ? Il n’y a rien de mal là-dedans, et je m’en voudrais presque d’avoir mis le doigt sur ce détail, de lui donner une importance qu’il n’a peut-être pas… Je m’en veux aussi de me poser tant de questions, même si je sais qu’elles sont essentielles à la survie d’un couple, le couple étant une structure nécessitant une permanente remise en question…Mais je m’en veux aussi et surtout de n’être pas capable d’apporter de réponse à mes interrogations, aux questions les plus banales comme aux plus importantes… Suis-je seulement encore amoureux… ? Je serais tout bonnement incapable de répondre. Et tout cela m’angoisse, m’effraye encore plus. Le fait de ne pas être capable de répondre à une telle question n’est-il pas symptômatique justement d’un problème quelque part ? Peut-être que oui, peut-être est-ce seulement les habitudes qui nous jouent des tours, obscurcissant les tenants et les aboutissants de notre relation… Je ne sais plus trop quoi en penser, quand je vous disais être perdu…
Mais ceci dit, je pense avoir pu tirer, après mûre réflexion, trois hypothèses quant à cet égarement émotionnel… D’une part, je me dis que…Finalement… La distance pourrait simplement avoir eu raison de moi… La distance, les attentes interminables, l’éloignement… Ca ronge, ça use, et peut-être que finalement, ça lasse… D’autre part, je me dis aussi que, tout simplement (façon de parler, bien entendu), mon amour est peut-être en train de mourir de sa belle mort… Pour tout un tas de raisons… Et enfin, peut-être est-ce juste un passage à vide de plus, mais dans ce cas là, pourquoi tout cela prend-il une si grand importance, tout à coup… ? Voilà où j’en suis, c’est-à-dire nulle part… Et au sujet de ma destination, c’est encore plus flou… Ajoutez à tout ça un tas d’éléments perturbateurs que je ne sais dans quelles étagères ranger, et vous obtenez un joyeux bordel dont j’ai sacrément du mal à me dépêtrer. Peut-être que j’en fais de trop, peut-être que je cherhe trop à savoir, peut-être que je n’écoute pas assez mon cœur…
En guise de conclusion, je voudrais juste préciser que ce post n’était en rien un appel à l’aide, pas plus qu’une confession sans pudeur… Il m’a permis de mettre les choses à plat, de contempler mes pensées d’un peu plus haut… Sans pour autant en tirer de meilleures conclusions (NDA : en fait si, aujourd’hui, j’ai tiré de nouvelles conclusions : je suis encore plus paumé, et il faut que je refasse un post…), mais au moins, j’ai vidé mon sac, et je respire un peu mieux… Voilà, je laisse tout ceci à votre disposition, faites-en ce que vous jugerez bon d’en faire… *end of the communication*
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...sonores...
"For You", Tracy Chapman
...littéraires...
"Des Fleurs Pour Algernon", Daniel Keyes
...parfumées...
Cristaux de sel
...météo...
Vous croyez qu'ils donnaient la météo, après Hiroshima? Belles, drôles, douces...Mes vibrations du moment.     A lire, à aimer, à détester... A découvrir, quoi qu'il en soit... Moi, je les lis en tout cas :
- Hugoindigo- Jowy, mon clafoutis compatriote - Morrissey, un autre compatriote. Sans cerises, lui. - Dans la série "Les Belges", je demande Arnieoflovers que je commence à découvrir... - Faites donc un détour par chez Cosmic Teddy, l'ourson de l'espace...
- Trankil, Mon homme des steppes à moi, qui aura toujours sa place ici-bas... - Maleficio, l'homme-qui-veille, dispensateur de conseils avisés devant l'éternel et routard égaré sur pistes glissantes...
- Alexander-Beetle, le cafard toulousain, à l'aura aussi rose que sa ville, tout en malice et intellect :)
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29/07/05 - 23:48
Oserais-je émettre un avis sur un post tel que celui-ci ? Je ne pense pas en avwar le drwat. Mais je te souhaite de trouver un chemin, ton chemin...
By the way - et vive les manèges sentimentaux, ils nous aident, eux aussi, à avancer...
*sur un air d'Echoes / Pink Floyd Private Live at Pompéi*
jowy