31/07/2005Réflexions post-synchroMesdames et messieurs mes lecteurs, bonsoir. Avant toute chose, je voudrais remercier tous les commentateurs du post d' (avant) hier soir, et surtout Hugo, qui a mis le doigt le premier sur une notion fondamentale dont j'avais omis de parler : le respect. Mon Dieu, après relecture, je me rends compte à quel point mon post doit ressembler à un texte lacunaire, tellement j'ai oublié de choses importantes, tellement j'ai zappé involontairement de points essentiels. Pour ma défense, j'arguerai avec toute l'honnêteté du monde que j'ai écrit ce post avec mes tripes, sur un "coup de tête réfléchi", aussi paradoxal que cela puisse paraître... La spontanéité et la force de mes sentiments de ce soir là m'ont fait occulter un tas de choses dont, évidemment, je tiens compte. Il me faut donc revenir là-dessus, et, pour me la jouer roman-photos en dix-neuf épisodes, vous tenir au courant de l'évolution de la situation.
Je voudrais d'abord me pencher sur vos commentaires, et préciser ces points que j'ai laissés obscurs bien malgré moi. Je vais tenter de réagir dans l'ordre, de ne rien oublier cette fois-ci, et d'apporter des précisions suffisamment...heu...précises pour que toute la situation soit suffisamment clarifiée...
Concernant les rôles figés ou évolutifs, loin de moi l'idée de vouloir enfermer l'autre dans un carcan sontre son gré, le décréter une bonne fois pour toutes inchangeant et inchangé. Cette suggestion m'est avant tout venue de lui, embarqué qu'il est dans des études d'ingénieur informatique depuis cinq ans maintenant. Souvent il a lui même abordé le sujet, trouvant qu'il n'avançait plus, que son train-train ne se renouvelait plus, que j'avais de la chance, moi, de passer à autre chose, de découvrir, d'élargir sans cesse mon éventail culturel... Attention, sans aucun auto-dénigrement de sa part! Je pense qu'il réalisait juste qu'à 22 ans, il était déjà en train de s'enliser dans une petite vie plan-plan rangée, ce qui ne lui plaisait qu'à moitié, du moins pendant un temps, puisqu'il semble maintenant s'y être fait, et ne pas s'y déplaire. Alors que moi, de mon côté, sortant de six années de bagne, je m'ouvrais enfin à la vie dont je rêvais. Imaginez le décalage. Moi, en pleine expansion émotionnelle, qui voudrait toucher à tout, tout voir, tout sentir, tout essayer... Et lui, en train de moisir dans ses pantoufles, vieux avant l'âge... Bien entendu, je lui en ai parlé, nous l'avons surmonté comme nous l'avons pu, mais nous ne pouvions non plus nier une évidence. Il ne revenait qu'à lui, à moi, à nous, de tenter de rétablir l'équilibre. Ce qui nous fîmes, timidement, mais c'était mieux que rien. D'où cette constante différentielle évolution/stagnation qui me reste à l'esprit, et qui prend peut-être parfois plus d'importance qu'elle ne devrait. mais, je le précise encore une fois, si je l'ai mentionnée, c'est tout de même que je l'ai ressentie, cette différence, et que, quelque part, elle pose problème.
Venons-en à la question du respect, de la franchise, du dialogue inter-couple. Bien, je me dois de vous avouer une chose. Oui, le dialogue constitue une lacune difficile à combler dans notre histoire. Le dialogue, pour nous, a toujours été timide, à demi-mot, esquissé, jusqu'au jour ou l'un de nous deux prenait le taureau par les cornes, dépassé par les événements que nous n'arrivions pas à aborder. Nous nous disions toujours pourtant que lorsqu'il y avait un problème, il fallait qu'on en parle, au plus vite. Hum, de belles résolutions bien peu appliquées. Mais à nouveau, la distance, dans ce cas-précis, est un critère a prendre en compte. Résoudre des problèmes par écrans interposés, au téléphone, ou du moins sans avoir la personne en face de soi, ou joignable quand il faut, ça ajoute une barrière supplémentaire à toutes tentatives de discours constructif… C’est difficile d’argumenter, d’entrer dans les détails, lorsqu’on est limité par le temps, le lieu, l’argent… Et, comme l’a si justement fait remarquer mon lecteur anonyme préféré (humbroumf), les trop rares moments que nous passons ensemble ont évidemment plus souvent tendance à être utilisés à autre chose qu’à régler nos comptes. C’est peut-être une grave erreur, qui accumule en nous la rancœur, lorsqu’on entasse peu à peu tous nos soucis, qui n’éclatent jamais à la surface, ou trop tard…
Et sa conclusion est des plus justes : évidemment, s’exprimer librement en face de celui qu’on aime, lui ouvrir son cœur, même si c’est pour lui livrer des problèmes, des doutes, des angoisses… Tout ça est un acte d’amour, franc, honnête, et plus fort qu’un compliment ou qu’un sourire falsifié…
Cependant, si on ne peut nier que dialogue, franc jeu et cartes sur table sont des éléments essentiels à la bonne marche d’un couple, il ne faut pas oublier que les résultats ne s’avèrent pas toujours positifs. Mais, évidemment, dans ce cas-là, il ne s’agit plus d’un problème de communication ; c’est qu’il y a autre chose, et c’est là-dessus qu’il convient de se pencher… Après, chers lecteur, il ne relève plus de vos fonctions de régler mes problèmes avec lui… Car, tout impudique que je suis, je ne fais pas non plus dans l’étalage de faits divers à tendance potiniste, du moins pas dans le contexte de mon couple. Et c’est me comporter en adulte que d’y faire face, de les dénouer autant que faire se peut, de tenter d’y voir clair, et d’apporter les solutions qui conviennent lorsqu’il y a lieu de les apporter.
Il est temps maintenant de tirer des conclusions, du moins pour ce soir. Après toutes ces réflexions, vos conseils et remarques avisés, j’ai beaucoup réfléchi, cela va sans dire. Et j’ai le bonheur de vous annoncer que je me sens plus serein, apaisé. Je pars demain à l’aube vers chez lui, où je passerai deux jours. Au menu : discussions, aussi saines que possibles, mises à plat, tentatives de désenbourbement. Je ne peux pas prévoir l’issue du week-end, mais, là, quelque part, votre attention, vos commentaires, votre présence, aussi discrète soit-elle, ont rallumé une lueur d’espoir. Alors merci, juste merci, et tout ce que ça implique. A tous.
29/07/2005L'amour, l'avenir et les bretelles (reloaded)(ce post était sensé être mis en ligne hier soir, mais, vu mes petits problèmes pour accéder à GA, je n'ai pu ni le terminer, ni le poster... Heureusement, j'en avais fait un copier-coller, donc je vais pouvoir vous le transmettre, avec les vingt-quatre heures de retard et ce qu'elles impliquent, à savoir la réflexion qui a continué, etc, etc... Je prévois donc un post pour plus tard ce soir, et en attendant, je vous invite à grimper dans la machine à remonter le temps, en route pour hier soir... Voili, je vous laisse avec mes états d'âme de la veille...)
Avec un titre pareil, j'ai déjà fait fuir la moitié de mes lecteurs... Tant mieux, ceux qui sont restés sont donc ceux qui vont suivre, avec plus ou moins d'attention. Je les préviens tout de suite : accrochez-vous. Je ne sais pas au juste où je vais arriver avec ce post, si réfléchi soit-il. Pourquoi? Tout simplement parce que ce post sera à l'image de ce que j'ai à exprimer ce soir... Long, complexe, et difficile à décrire... Les derniers lecteurs survivants sont les bienvenus dans cette galère intime, qui sera sans doute très floue et trop approximative pour que tout le monde comprenne toutes les subtilités de la chose... Bon, vous êtes prêts, les courageux? Je me lance, j'ai la plume qui démange (et les glandes lacrymales, mais ça, c'est autre chose)...
Ce soir, je me sens, tout à coup, totalement perdu. Peut-être devrais-je remercier l'amie avec qui j'ai passé la soirée et qui a gentiement provoqué cet état second, je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que je n'arrive pas à joindre les deux bouts dans ma petite tête de jeune piaf, et que ça commence doucement à me rendre chèvre. Je ne sais plus où j'en suis avec l'homme qui est sensé partager ma vie, l'homme duquel je suis sensé être amoureux, celui auquel je suis fidèle depuis exactement deux ans, neuf mois et vingt-six jours. Ca peut paraître soudain, après tant de temps, mais le phénomène est encore plus sournois, plus pernicieux, et, en analysant bien la situation, cette prise de conscience ne date pas d'hier. Il suffisait peut-être juste d'ouvrir les yeux... Il y a néanmoins une chose importante à savoir : mon copain habite à environ 600 km de chez moi, vers le Sud, en France donc, et notre histoire s'est construite de deux semaines en deux semaines, de vacances en week-ends, de longues, très longues nuits sur internet, de promesses délirantes, de rêves communs, et surtout, surtout, toute notre histoire fut construite sur une base d'amour, de vrai, de fusionnel, un amour auquel j'avais presque du mal à croire tellement il était ravageur. Mais je ne reviendrai pas sur la genèse de mon couple, ça n'aurait de cesse que de vous embrouiller encore plus. Seulement, comme vous l'aurez compris, la distance est et a toujours été une donnée incontournable dans notre équation amoureuse. Une donnée qui fut sans doute à l'origine de sacrées fissures dans nos fondations...
Pour en revenir à ces émotions qui m'ont submergées ce soir, j'ai envie de dire que je commence doucement à réaliser qu'il ne me manque plus, que je n'attends plus avec impatience le week-end où l'on se verra, que j'ai de plus en plus envie d'abréger nos coups de fil pour faire autre chose... En soi, ça peut paraître simple. Ca ne l'est pas, du moins, pas de mon point de vue... Je ne suis même pas sûr, au fond, de penser vraiment tout ça. Je sais pertinemment que personne ne peut répondre à ma place à toutes ces interrogations existentielles, que personne n'est dans ma tête, ni dans mon couple. Je sais tout ça, je crois que je suis juste...perdu. Ca fait trop longtemps maintenant que, quand je le vois, je me déconnecte de tout, comme si je coupais les ponts avec le reste du monde, comme si j'appuyais sur « Pause » le temps d'un week-end, avant de retourner à ma vie "normale". Etrange sensation que cet atterrissage qui suit chacune de nos rencontres, l'impression de redémarrer, comme si je sortais d'un long rêve... Atterrissage qui me paraît plus douloureux à chaque fois, lorsque je me rends compte que mes deux "personnalités", avec et sans lui, se correspondent de moins en moins... Comment dire... Pour user de métaphores, j'ai parfois l'impression d'être un train qui avance, avance...et qui aurait perdu un wagon, qui resterait là, abandonné, sur la voie. Souvent, j'ai le sentiment d'évoluer, d'avancer, alors que lui stagne, comme si je courrais et qu'il restait à la traîne... Il fut une époque, ce n'était pas dérangeant, je n'avançais pas non plus... mais des tas d'événements m'ont fait beaucoup avancer ces derniers temps, tandis que lui, de son côté, n’avance plus, n’avance pas. Rien ne semble venir perturber sa vie, en mal ou en bien, comme si son potentiel évolutif s’était tout à coup figé à zéro… En même temps, qui pourrait le lui reprocher… ? Il n’y a rien de mal là-dedans, et je m’en voudrais presque d’avoir mis le doigt sur ce détail, de lui donner une importance qu’il n’a peut-être pas… Je m’en veux aussi de me poser tant de questions, même si je sais qu’elles sont essentielles à la survie d’un couple, le couple étant une structure nécessitant une permanente remise en question…Mais je m’en veux aussi et surtout de n’être pas capable d’apporter de réponse à mes interrogations, aux questions les plus banales comme aux plus importantes… Suis-je seulement encore amoureux… ? Je serais tout bonnement incapable de répondre. Et tout cela m’angoisse, m’effraye encore plus. Le fait de ne pas être capable de répondre à une telle question n’est-il pas symptômatique justement d’un problème quelque part ? Peut-être que oui, peut-être est-ce seulement les habitudes qui nous jouent des tours, obscurcissant les tenants et les aboutissants de notre relation… Je ne sais plus trop quoi en penser, quand je vous disais être perdu…
Mais ceci dit, je pense avoir pu tirer, après mûre réflexion, trois hypothèses quant à cet égarement émotionnel… D’une part, je me dis que…Finalement… La distance pourrait simplement avoir eu raison de moi… La distance, les attentes interminables, l’éloignement… Ca ronge, ça use, et peut-être que finalement, ça lasse… D’autre part, je me dis aussi que, tout simplement (façon de parler, bien entendu), mon amour est peut-être en train de mourir de sa belle mort… Pour tout un tas de raisons… Et enfin, peut-être est-ce juste un passage à vide de plus, mais dans ce cas là, pourquoi tout cela prend-il une si grand importance, tout à coup… ? Voilà où j’en suis, c’est-à-dire nulle part… Et au sujet de ma destination, c’est encore plus flou… Ajoutez à tout ça un tas d’éléments perturbateurs que je ne sais dans quelles étagères ranger, et vous obtenez un joyeux bordel dont j’ai sacrément du mal à me dépêtrer. Peut-être que j’en fais de trop, peut-être que je cherhe trop à savoir, peut-être que je n’écoute pas assez mon cœur…
En guise de conclusion, je voudrais juste préciser que ce post n’était en rien un appel à l’aide, pas plus qu’une confession sans pudeur… Il m’a permis de mettre les choses à plat, de contempler mes pensées d’un peu plus haut… Sans pour autant en tirer de meilleures conclusions (NDA : en fait si, aujourd’hui, j’ai tiré de nouvelles conclusions : je suis encore plus paumé, et il faut que je refasse un post…), mais au moins, j’ai vidé mon sac, et je respire un peu mieux… Voilà, je laisse tout ceci à votre disposition, faites-en ce que vous jugerez bon d’en faire… *end of the communication*
Je HAIS IE6...Pfiou, juste pour dire qu'après environ 24 heures de galère intégrale, j'ai enfin réussi à accéder à GA... Me suis battu avec mon pc, qui semblait ne plus vouloir me laisser accéder à ma session... Humpf, j'ai finalement, en désespoir de cause, installé Firefox, et, oh miracle, ça marche. Ne demandez pas ce qui s'est passé au juste, je n'en ai pas la moindre idée... Tout ça s'est passé sans aucune raison apparente... Enfin...Le principal, c'est que je sois de retour, d'autant plus que j'ai des tas de choses à raconter ;) 27/07/2005Quelques précisions, à l'usage des non-initiés... Voili, à la suite d'une (pertinente) remarque d'un ami lecteur, je voulais juste apporter quelques éclaircissements à propos de l'onglet "ambiances", sur votre droite... Alors, non, je n'ai pas de web-radio, les morceaux et/ou albums indiqués ne sont pas disponibles à l'écoute. Un jour peut-être, soyez assurés que vous en serez les premiers avertis ;) Pour ce qui est de l'ambiance littéraire, il s'agit simplement du livre en cours de lecture... Les ambiances parfumées, ce qui me saute au nez au moment du dernier post (et vous verrez à quel point ça peut être varié...). Quant à la météo, on va appeler ça une allégorie de mon humeur, humeur du moment où je tapais le dernier post en date. A vous de décoder... (Bon, ok, j'aurais pu appeler ça "humeur", mais comme je ne fais jamais rien comme tout le monde, j'ai appelé ça "météo", là. Les plaintes seront déposées au bureau B, deuxième étage, formulaire rose.) Voilà, j'espère avoir éclairé vos lanternes, et vous pouvez d'ores et déjà arrêter de cliquer en vain sur les titres musicaux. Sieste de luxeEt oui, c'était prévisible, j'avais bien dit que ces crevettes n'avaient pas l'air fraîches. Je devrais faire plus souvent confiance à mes intuitions, ça m'éviterait ce genre de journées pourries où, dès le matin, les intestins se prennent pour une machine à laver de compet', 4000 tours minute. Et vas-y que je gargouille, que je bloubloute, que je fais des bonds et des entrechats, en donnant au passage une grand claque amicale à mon pote l'estomac... Matinée crispée, à essayer de répondre aux clientes par-dessus les borborygmes affreusement sonores des mes 11 mètres de tripes, qui ne se lassent pas de jouer à la corde à sauter. Avalé des quantités industrielles de coca, j'aurais du acheter des actions chez eux avant de commencer ; ceci dit, il devait être boosté à l'hélium, vu la soudaine mise en apesanteur desdits intestins. Epuisé, pour changer, j'ai fini par gagner la pitié de la grande chef, désespérée de voir que la pluie avait une fois de plus fait fuir tous les clients, et qui m'a gentiment proposé de faire une sieste dans la réserve. Alors là, mais là, mes enfants, j'ai passé la sieste la plus ridiculement bourgeoise de mon existence. Dali n'aurait pas fait mieux dans le surréaliste : le nez dans des flutes à champagne en cristal taillé, les pieds dans des assiettes en porcelaine de Limoges. Ca me change solidement de mes siestes sur mon pauvre matelas, à même le sol, dans mon appart minuscule... Et là, sourire béat vissé aux lèvres, j'ai roupillé trois bonnes heures, avant de me lever, complètement retapé, pour ranger la boutique déserte accablée par la pluie, sous l'oeil maternel de la patronne, bien heureuse de finalement voir quelqu'un déambuler dans le magasin. Bon Dieu, des journées de travail pareilles, j'en veux bien tous les jours! D'ailleurs, j'ai faim, je crois bien qu'il me reste quelques crevettes. 26/07/2005Et Demain fût, ainsi qu'il était écrit......dans ce même blog hier soir. Et oui, demain est arrivé, demain est aujourd'hui, aujourd'hui est le demain d'hier. Trève de blablas qui donneraient la migraine à une prof de philo sous euphorisants, de toute façon tout le monde a compris, et les autres s'en tapent. Donc oui, aujourd'hui fut une longue journée de plus. Comme prévu, les excuses furent inexistantes, les raisons obscures et sans fondement et, oh surprise, les regrets absents sans même un mot de leur maman. Rien que du prévisible en somme, pas de quoi fouetter Madame Soleil... Mais je sens la crispation monter, alors je vais changer de sujet pour raconter des âneries sans intérêt, ce sera reposant, tiens. C'est fou ce qu'un blog peut défouler, je suis bien content d'en avoir réouvert un... Ca me fait un exhutoire sain, et ça aiguise ma plume, bonheur-bonheur.
J'ai pu constater aujourd'hui à quel point quarante-huit heures de sommeil en retard peuvent bousiller toute tentative de travail bien fait. En vrai bon à rien, j'ai répété toute la journée "Bonjour-mesdames-si-je-peux-vous-aider-n'hésitez-pas-merci-mesdames-au-revoir-bonne-journée" avec la crédibilité d'un perroquet mécanique. En soi, c'était marrant :) Ceci dit, la fatigue a tout de même eu un effet positif : mon taux d'envie de meurtre sur vieilles dames embourgeoisées en complet vuitton-caniche s'est trouvé sacrément diminué, j'espère au moins que ça s'est ressenti... Quoique, il y a bien celle de ce matin, que j'aurais volontiers balancé dans la vitrine après qu'elle m'ait envoyé chier alors que j'avais passé une demie-heure à sortir-ranger-sortir de nouveau-reranger-reresortir toute une panoplie de parfums d'intérieur, pour finalement m'entendre dire "Ah, en plus il faut une bougie dans un brûle-parfums? Alors ça ne m'intéresse pas." Sourire crispé, politesse de mise, et couteau virtuel planté entre les omoplates. Certes, le client est roi, mais certaines sont encore plus reines que d'autres. Au lit...!Là, je remercie ceusse qui m'ont permis de décompresser, une fois encore (toujours une fois de trop à mon goût), ce soir... Je pense qu'à une heure pareille, le sommeil s'impose, d'autant plus que je bosse demain... *grumpf* Demain est un autre jour, avec, je les vois venir d'ici, moult explications bancales, excuses inexistantes et regrets éternels. C'est marrant de voir comme les scénarios se suivent et se ressemblent... Quel manque d'originalité dans l'alcoolisme primaire, c'en devient effrayant... Désolé d'être amer, mais l'alcool des autres me laisse toujours un goût âpre dans la bouche. Il boit et je déguste, cherchez l'erreur... Il est 2h45, je raconte n'importe quoi sur mon blog à peine ouvert, et je fume cigarette sur cigarette... Serait-ce le début de ma propre déchéance...? Ma cigarette me dit que non, mon homme des steppes n'a pas bronché, et mon cyber jardinier préféré m'a fait un très beau cadeau. Allez, soyons positifs, relevons la tête et retroussons nos manches : la fin n'est pas encore pour demain. Pas la mienne, du moins. 25/07/2005Au Nom Du PèreAu Nom du Père... Ou belote, rebelote et, cette fois, dix de der. Deux fois, en trois jours, record battu, qui plus est dans un contexte délicat au possible. Chapeau bas. Vraiment. Où est l'espoir? Où sont les horizons qui se profilaient, là, quelque part, enveloppés de brume mais de plus en plus tangibles? Mirages, tous, mirages chassés par un vent glacial qui m'emplit lentement les veines, gelant mon coeur en une position impossible, intenable, si proche de l'implosion. L'Hédonisme destructeur a encore mis les pieds sous la table chez moi, ce soir. Et j'en pleurerais. J'en crierais. La comédie macabre qui me tient lieu de vie familiale semble se répéter inlassablement, toujours à guichets fermés, comme si le public sadique ne s'en lassait pas. Mais les rôles secondaires sont épuisés, la Sainte Trinité de notre foyer se disloque lentement. Alors ce soir, je fais dans l'instantané, encore une fois. Je jette, je projette, mes mots sur l'écran, avec toute la violence que mon coeur puisse exprimer. Bruts, je les envoie, balance, éructe, éclate, j'éclate. Quel dommage que le mal qu'Il me fait, qu'Il nous fait, ne sois pas à la hauteur de son égoïsme maladif d'alcoolique. Et moi je n'en peux plus. J'expire, inspire, expire, respire, du mieux que je puisse. Mais l'apaisement ne vient pas, ne viendra peut-être plus. Au Nom du Père, faites que son Fils reste Sain d'Esprit. Amen. 24/07/2005Il faut bien commencer un jour...
...et il semblerait que ce jour soit aujourd'hui... Juste un petit instantané, histoire de planter le décor, une tranche de vie, parce que je me sens bien, là, juste maintenant, et que j'ai envie, que dis-je, besoin d'écrire... La pluie frappe le toit, juste au-dessus de moi, ruisselle sur le velux au store fermé, j'ai passé une nuit merveilleuse, pour peu qu'une nuit solitaire puisse l'être à ce point... Hier soir m'est apparu mon compagnon de yourte, à une heure où je ne l'attendais plus, et j'ai du mal à comprendre le soulagement qui m'a envahi quand je l'ai vu connecté... Bah, pourquoi chercher à comprendre, en fin de compte? Il a débarqué avec son sourire et ses bons mots, c'est déjà bien suffisant... D'ailleurs je sais très bien qu'il va me lire, alors, au passage, tant mieux qu'il sache que je suis toujours heureux de passer un moment en sa compagnie... Sans plus, sans rêves, sans films, sans rien... Juste un moment hors du temps, pendant lequel je me sens bien, et c'est assez rare pour mériter d'être remarqué... Il connait aussi bien que moi les contraintes que la vie, cette maîtresse implacable, nous a imposées, et je ne reviendrai pas là-dessus. Alors qu'il ne prenne pas peur, à moins bien sûr qu'il ne désire ce que je n'ose désirer, qu'il n'espère ce que je n'ose espérer. Ne prends pas peur, surtout... La pluie tombe toujours, frappe les vitres avec une persévérance dérisoire. Si j'ouvrais la fenêtre, je serais sans doute immédiatement trempé. Si je la laisse fermée, elle continuera de me bercer de sa douce illusion sonore, enveloppant tous mes sens d'une tendre pelliculle d'euphorie artificielle. Alors tant pis. J'ouvre la fenêtre.
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...sonores...
"For You", Tracy Chapman
...littéraires...
"Des Fleurs Pour Algernon", Daniel Keyes
...parfumées...
Cristaux de sel
...météo...
Vous croyez qu'ils donnaient la météo, après Hiroshima? Belles, drôles, douces...Mes vibrations du moment.     A lire, à aimer, à détester... A découvrir, quoi qu'il en soit... Moi, je les lis en tout cas :
- Hugoindigo- Jowy, mon clafoutis compatriote - Morrissey, un autre compatriote. Sans cerises, lui. - Dans la série "Les Belges", je demande Arnieoflovers que je commence à découvrir... - Faites donc un détour par chez Cosmic Teddy, l'ourson de l'espace...
- Trankil, Mon homme des steppes à moi, qui aura toujours sa place ici-bas... - Maleficio, l'homme-qui-veille, dispensateur de conseils avisés devant l'éternel et routard égaré sur pistes glissantes...
- Alexander-Beetle, le cafard toulousain, à l'aura aussi rose que sa ville, tout en malice et intellect :)
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