04/04/2006

04/04/06 - 05:11

Tout fout l'camp...


...Fin de l'amertume en images. Bon, c'est le temps des vacances, mais oui mais oui, l'école est finie, pour deux semaines du moins. Au menu, moult projets en cours à avancer, terminer si possible, et des examens théoriques à potasser. Donc, histoire de faire ça de manière un brin civilisée, j'ai passé mon lundi à tenter vaguement de planifier mon emploi du temps, et à réfléchir à comment j'allais m'y prendre au juste. Booon, j'ai avancé, si si. Mais, humpf, allez savoir si c'est la période, ou le soleil qui répond désespérément aux abonnés absents, ou alors si c'est la perspective tellement affriolante de passer quinze jours à plancher sur mes projets, le fait est que j'ai été constamment interrompu dans mes tentatives de planification par une foultitude de pensées parasites, une espèce d'embrouillamini de sentiments épars, tantôt rongeurs, tantôt planants... Et je me suis dit qu'il fallait peut être que je mette à plat les gribouillis qui encombrent les lignes de mon agenda intérieur avant d'espérer pouvoir avancer dans le calendrier chargé de mes vacances qui n'ont de vacances que le nom. Et, comme à mon habitude, je vous livre ci-joint le compte-rendu de mes pérégrinations mentales, dans un jouli post bassement exhibo-exorcisant :) On arrête tout, et on fait le bilan! Pour faire comme si j'étais un jeune homme organisé et en pleine possession de ses moyens (si si, j'arrive encore à en duper), je classerai ça en deux catégories ô combien recherchées : "Les trucs qui vont pas" et "Les trucs qui vont bien". Si vous n'arrivez pas à suivre avec ça, moi je ne peux plus rien pour vous. Enjoy!

° Les trucs qui vont pas ° (on commence toujours par le mauvais, ça fait une fin optimiste.)

- L'éternelle saga de l'alcoolisme paternel continue : on a battu Dallas, ils ont pas tenu quinze ans, eux. Lui, si. Happy birthday, dive boutanche. Bon, des mesures ont été prises : interdiction de voir sa petite-fille s'il ne se décide pas à appeler son médecin et à suivre cette fichue cure dont il a parlé il y a trois mois. Mieux : j'ai réussi à lui faire dire que j'aurais le droit de le faire souffler dans l'alcootest que j'ai acheté à chaque doute. En même temps, est-ce normal pour un fils de devoir faire souffler son père...? Et quand il pèse 100kg et qu'il essaye de vous l'arracher des mains, c'est quand même pas une sinécure.

- Santiago, c'était bien beau, mais c'est plus pour moi. C'est dommage tout de même, ça me tenait à coeur. Seulement voilà, j'ai été remplacé dans le projet, tant pis pour moi. Je suis encore amer à ce sujet, mais ça passera. J'avais qu'à pas m'y accrocher, hein. En même temps, à l'époque, il était question que si je m'engageais, c'était pour ne pas lacher. Enfin, c'est pas moi, qui ai laché. Broumf.

- Les vacances si salutaires en Normandie ont elles aussi été annulées. Très dommage également : je les attendais comme une bouffée d'air frais, loin de chez moi, loin de ce petit univers en vase clos qui a tendance à tourner un peu trop sur lui-même. Je comptais sur mon frère, ma belle-soeur, ma filleule, sur l'air de la mer, sur le compromis plages/campagne pour me changer les idées... Mais bon, Bruxelles, c'est bien, aussi, hein. Moins bien, mais quand même. Faute de grives...

- A côté de l'alcoolisme paternel, je vous demanderai d'accueillir la petite nouvelle : la dépression maternelle! Déjà responsable de deux mois d'arrêt de travail, elle ne semble pas vouloir s'arrêter en si bon chemin! Je propose qu'on applaudisse la candidate, merci. Ceci dit, les deux sont étroitement liés, mais le fait d'avoir officialisé la chose par la visite chez le médecin transforme l'échaffaudage que j'avais sur les épaules en un chantier en bonne et due forme, bulldozers compris.

- La fin de l'année approche à grands pas, je crains pour mes résultats, et je dois travailler. Pas que je rechigne à m'y mettre, mais les profs sont particulièrement pénibles en cette période. Courage, courage.

(On va se limiter aux choses importantes hein, le fait d'avoir cassé un bracelet que j'aimais beaucoup, tout le monde s'en tape.)

° Les trucs qui vont bien ° (Ca va, vous êtes encore là?)

- Bizarrement, et allez comprendre, je vais bien. Si, je vous jure, je ne plaisante pas. Il y a des hauts et des bas, bien sûr, et la liste ci-dessus n'aide pas les hauts à grimper très haut, mais mon humeur à tout de même tendance à pointer le nez au-dessus du seuil limite de la déprime. C'est un sacré mieux, comparé à il ya...pfouh, trois semaines-un mois de ça.

- Je suis réconcilié avec mon appart (le kot, pour les initiés). Je me pelotonne volontiers dans ma mezzanine, je me mitonne des petits trucs sur mes misérables plaques électriques, je regarde la télé avec mon cintre, et je fais même le ménage pour me sentir chez moi. C'est un grand pas pour moi, même si ça peut vous paraître surprenant... N'oublions pas que je le fuyais un peu pour raisons d'angoisses, alors que maintenant c'est mon petit havre de paix, je le retrouve avec plaisir et je m'y soigne du mieux que je peux. Ca me fait une retraite pour les coups durs, et ça, c'est franchement pas négligeable.

- Il y a un monsieur, là en-bas, qui m'appelle "bilou". Et ça, c'est bien.

- Les cours! Siii, les cours! J'y retourne de plus en plus régulièrement, je reprends goût à ce que j'étudie. Je retrouve la motivation qui me faisait tellement défaut après ma séparation avec Jowy, j'ai envie de travailler, j'arrive à trouver de l'intérêt dans les projets qu'on nous propose, pire : je suis content de bosser dessus, et je fourmille d'idées. Réussir à se faire plaisir quand on planche sur des sujets imposés, trouver le compromis qui satisfasse professeur et étudiant, c'est magique, et j'avais oublié que c'était possible. Beaucoup de progrès donc, pour la fin de l'année. Vivement le jury :)

- Plus le temps passe, plus les épreuves à échelle familiale s'enchainent, plus je comprends la nécessite de me dégager de la boue qui s'accroche à mes bottes. C'est déjà une chose, le petit plus en plus, c'est que je commence à y arriver. A me désembourber, à retirer mes pions lorsque la partie s'annonce trop corsée. Je prends de plus en plus de distance, je relativise. Evidemment, je suis là quand il faut, quand je suis nécessaire, voire indispensable, quand mon rôle de fils est sollicité. Pour le reste... Je fuis les obligations incestueuses que l'on tente parfois de me refourguer, je remets les choses à leur place, et je respire bien mieux. On progresse donc aussi de ce côté-là, et c'est un vrai bonheur que de pouvoir s'en rendre compte.

(C'est déjà pas mal non? En plus, j'ai retrouvé toutes les perles de mon bracelet, je vais pouvoir le refaire.)

Voili, il me semble que j'ai vidé une bonne partie du sac, il y a bien quelques poussières qui se cramponnent dans le fond, mais je sens que je peux de nouveau aspirer en relative quiétude. Demain, enfin, tout à l'heure, je vais travailler, et, promis, j'avancerai.

29/03/2006

29/03/06 - 00:51

...Ou conduire...

Il faut choisir, dit-on. La preuve en images.



Mon père? Il va bien, merci. Le passager? Il serait sans doute mort, s'il y en avait eu un. Ce n'est pas le cas ; pas cette fois-ci. Je repense en frissonnant aux innombrables fois où il m'a pris en voiture, préférant risquer ma vie et la sienne plutôt que d'avouer qu'il avait bu un verre avant de venir. Notez bien, ça devait arriver, ce genre de choses. Entre alcoolisme et surmenage, mon père balance ; je m'inquiète pour lui, il ne s'inquiète de rien et s'apprête à sombrer corps et âme. Finalement, c'est peut-être là qu'il trouvera le repos qu'il oublie de chercher... Pauvre Papa. *soupir* Demain est un autre jour, n'est-ce pas...

14/03/2006

07/03/2006

07/03/06 - 01:04

*couic*

MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE!!!

06/03/2006

06/03/06 - 10:00

Transi

Il fait froid, ce matin. Il neige sur Bruxelles, de touts petits flocons. Je prends un thé, emmitouflé contre le radiateur, un peu de musique s'enroule autour de mes pieds, nus sur le plancher. Je frissonne, je soupire, j'ai les mains chaudes. Un peu mal à la gorge, aussi. Je ne vais pas tarder à aller me recoucher. Je voudrais ne pas être seul pour prendre le thé. Voire, pire.


05/03/2006

05/03/06 - 23:45

En ce temps là...


...En ce temps là... Mon père ne buvait pas encore, nous formions encore une famille unie ; en ce temps là, je n'avais pas conscience de la réalité du monde extérieur. En ce temps-là, j'étais blond comme les blés, ma mère était encore fière de moi ; en ce temps-là, je riais beaucoup, je ne prenais pas beaucoup de place. "Mais qu'il est sage", je l'entendais cent fois par jour. En ce temps-là, je ne savais ni lire ni écrire, mais je ne m'en portais pas plus mal. En ce temps-là, le seul amour que je connaissais était celui que ma famille m'apportait ; en ce temps-là, je jouais souvent dans mon coin, l'univers était fait de pâte à modeler, que je façonnais selon mon imagination. En ce temps-là, mon frère vivait encore chez nous, et on se disputait, parfois. En ce temps-là, je ne fumais pas ma vie dans des cigarettes de tabac blond ; en ce temps-là, j'écoutais Bobby Lapointe et je chantais Georges Brassens à tue-tête sous les regards outrés des maîtresses de la maternelle. En ce temps-là, je rêvais de voir Dinseyland et de partir en voyage avec Alice et le Lapin Blanc ; en ce temps-là, je jouais à me marier avec une petite fille pas plus grande que moi. En ce temps-là, je rencontrais mon meilleur ami, qui me suit si bien depuis plus de quinze ans ; en ce temps-là, j'habitais la capitale, dans une toute petite maison avec un carré de jardin qui m'apparaissait être une jungle, avec ses tribus de fourmis rouges sauvages. En ce temps-là, ma mère souriait tous les jours ; en ce temps-là, elle riait, même. En ce temps-là, mon père buvait du café et rêvait de devenir grand ; en ce temps-là, il me conduisait à l'école après le journal du matin. En ce temps-là, je barbouillais de mes doigts emplis de peinture sur de grandes feuilles blanches ; en ce temps-là, ma grand-mère connaissait encore mon prénom. En ce temps-là, je tirais la queue de notre pauvre chatte ; en ce temps-là, j'étais allergique au lait de vache. En ce temps-là, mes pieds ne dépassaient pas encore de la plupart des matelas ; en ce temps-là, je voulais devenir vétérinaire. En ce temps-là, je croyais qu'en le souhaitant très fort, on pouvait rendre les gens heureux ; en ce temps-là, je pensais qu'en regardant intensément les nuages, je pouvais faire pleuvoir. En ce temps-là, je vibrais devant les dessins animés du matin ; en ce temps-là, je pensais que ma cousine était une sorcière qui élevait un ours dans sa salle de bain. En ce temps-là, Noël était la plus belle fête du monde ; en ce temps-là, je disais au revoir à mes peluches, pour qu'elles ne soient pas tristes. En ce temps-là, ma mère m'appelait "mon bilou" ; en ce temps-là, mon père ne m'appelait pas, sauf une fois, "mon chaton", et, déjà en ce temps-là, ça m'a marqué. En ce temps-là, j'avais l'air heureux, non? En ce temps-là...

05/03/06 - 20:50

Morceaux choisis

La musique adoucit les moeurs ; la musique réveille les sens, égratigne joyeusement les petites cellules grises sous nos crânes ; la musique ça vous parle et ça vous emporte... Moi j'me sens envahi, parfois, et je chante tout seul comme un con. Je me lamente, seul dans ma chambre, en surfant sur des notes pleines de mélancolie, je me vois chanteuse médiévale au sommet de sa tour, je chante. Parfois, ça fait monter mes larmes, parfois, je souris. D'autres fois, je sauterais bien ; danser, sûrement, mais pas tout seul, pas maintenant ; y a que de l'air dans mes bras vides mais je chante, pour ceux qui voudront bien l'entendre. Y a des paroles partout, elle s'envolent certes, mais elles laissent plâner un instant leur sillon mélodieux... Plus fort que les paroles encore, les mélodies qui bougent, qui commandent et l'on a plus qu'à obéir. Ca grésille dans mon coeur, comme un vieux gramophone, et j'ai le blues... Mais je chante. Parfois, les paroles s'emmêlent, trébuchent sur des larmes, la voix se brise et il n'y a plus qu'à écouter. Parfois, c'est le coeur entier qui s'y met, et je chante comme si c'était la dernière fois... J'envoie mes paroles à des kilomètres, loin, très loin, sans savoir si elles aboutiront jamais. Mais j'aime rêver l'espace d'une seconde qu'elles sont entendues, que tout ce que mon coeur porte en lui sera perçu, que soupirent là-bas les cheveux dans lesquels mes doigts se perdent en pensée... J'ai beau chanter, conter et raconter, demain ne sera pas différent ; mais la musique est un bien beau pansement.

"Why does my heart feel so bad? Why does my soul feel so bad? These open doors..."

"Parce que c’est toi... Parce que c’est toi le seul à qui j’peux dire qu’avec toi je n’ai plus peur de vieillir... Parce que c’est toi... Rien que pour ça... Parce que j’avoue j’suis pas non plus tenté d’rester seul dans un monde insensé... Parce que c’est toi..."

"The game we're playing is life, love is a two way dream. Leave me now - return tonight. The tide will show you the way, forget my name go astray..."

"See the stone set in your eyes, see the thorn twist in your side... I wait for you. Sleight of hand and twist of fate, on a bed of nails she makes me wait... And I wait....without you. With or without you... With or without you. Through the storm we reach the shore, you give it all but I want more... And I'm waiting for you..."

"One love, one blood, one life... You got to do what you should. One life with each other, Sisters, Brothers... One life, but we're not the same... We get to carry each other, carry each other, one... One... Do you hear me calling love, do you hear me call... Hear me knocking, knocking at your door, do you hear me coming love... Hear me come..."

"And it came in through the back door, and I don't understand, still I don't understand... You're all that I could need, and I'm falling on my knees, Hurricane..."

"You forgotten how it started, close your eyes, think of all the bubbles of love we made... And you're down on your knees, it's too late..."

"Now the boy who dried your tears is crying all the time, now the joy I've had for years has left me for a while... I don't want to live forever, but as long as I do, I'd love to live for real... With you I might get there, with you I might start to feel, with you I will get there, with you I will live for real... "

"The last time I saw you, we had just split in two... You were looking at me, I was looking at you... You had a way so familiar, but I could not recognize, 'cause you had blood on your face and I had blood in my eyes... But I could swear by your expression that the pain down in your soul was the same as the one down in mine... That's the pain that cuts a straight line down through the heart, we call it love... So we wrapped our arms around each other, trying to shove ourselves back together, we were making love..."

Je chante. *soupir* Mais je chante quand même :)



04/03/2006

04/03/06 - 23:57

Rest In Peace


Vous êtes-vous déjà pris pour un chien-loup hurlant à la mort...? Avez-vous déjà pleuré à vous en crever un poumon...? Je ne vous le souhaite pas ; je ne le souhaite à personne. Seulement, parfois, ça arrive. On y peut rien, personne n'y peut rien. Mais c'est là quand même. Une douleur sourde au fond de la poitrine, un vide, un creux, comme un manque, une absence. Une implosion cardiaque qui vous aspirerait en vous-même, pour mieux vous recracher en larmes dans les gueules aterrées du monde extérieur. Une brûlure, en somme. Une folie qui vous ronge et que tous les ongles du monde ne pourront arracher ; il y a quelque chose, là, en moi, qui fait couler mes larmes, qui me rend tour à tour songeur, rêveur, rageur, malheur... Une illusion. Un manque de toi. Il y a dans mon coeur un amour chaud comme du miel, mais Boucle d'Or s'est endormie et les ours ne reviennent pas. Il pourrait, il devrait servir. Mais j'me sens mal, bousculé, ballotté, emporté par des vents contraires. Les plus grandes claques, celles qui font le plus mal, sont celles qu'on avait vues venir, mais qu'on avait mal jugées. J'ai mal au coeur, mal à l'amour ; je n'en veux à personne, et personne n'y peut rien. J'ai juste mal, ce soir, au fond de mon lit, à pleurer sur la tombe de mes amours morts-nés.

15/02/2006

15/02/06 - 01:39

Joyeuse Saint-Gérard à tous...!

This year, I'm in love for Valentine's Day... Happy loveday to us...

12/02/2006

12/02/06 - 04:52

Parabole sud-américaine

Loin de moi l'idée de vous parler de ma récente acquisition d'un engin pour capter les ondes hertzio-lobotomisatrices en provenance directe de Santiago de Chili où que c'est moins cher ; non, ce soir, je m'en vais vous conter une petite historiette, comme ça, pour le plaisir. J'espère que vous y reconnaitrez un certain parfum d'authentique, de vraisemblable (et peut-être, malheureusement, de vérité). Asseyez-vous donc confortablement, emmitouflez-vous dans une couette, les pieds dans les charentaises, allumez le feu ouvert et détendez-vous : ce soir, c'est moi qui raconte :) (Et les esprits chagrins qui réclament parce qu'ils n'ont pas de feu ouvert n'ont qu'à faire comme si! Vous croyez vraiment que j'en ai un dans mon 16m²??? Non mais...)

Il était une fois, au fin fond de la forêt Amazonienne, une minuscule tribu d'indigènes aux moeurs particulièrement raffinés : les Troizèffes. Vivant en autarcie non loin du bras d'un fleuve, ils avaient atteint au fil des siècles un degré de civilisation inégalable pour l'époque : une cité prospère sétait étalée dans une vaste clairière, et les monuments, pyramides à degrés et maisons à étages s'organisaient en rues savamment pensées. Les habitants coulaient des jours paisibles à l'ombre des murs de pierre blanche, sous la houlette de leur cher et vénéré chef de clan : TrönchdeCeeK.
Un jour, le grand sage eut une révélation : leur dieu, dans sa toute-puissante bienveillance, venait de lui confier le secret du bonheur éternel ! A vrai dire, la nouvelle tombait à pic ; une tempête d'une violence peu banale avait détruit les trois-quarts de leurs récoltes, et la famine menaçait. Trouver un peu de réconfort en ces temps difficiles leur serait profitable, ils devaient songer à se serrer les coudes pour aller de l'avant. TrönchdeCeek leur livra alors la parole divine : désormais, pour trouver du courage partout sur leur route, ils allaient utiliser le moyen de propagande le plus public qui soit : leurs propres visages. Et oui, à partir de maintenant, chaque Troizèffe porterait un masque, souriant, amène, et ainsi tous pourraient contempler le bonheur des autres, contribuant ainsi à contruire le leur, jour après jour, face à l'adversité. (Il semblerait d'après des études ultérieures que cette prétendue "révélation" ait été soufflée au grand prêtre par Gueldepou, son adjoint, qui aurait eu un faciès particulièrement répugnant - mais c'est une information à mettre au conditionnel) Ainsi, les Troizèffes s'attelèrent à la confection de leurs masques, et bientôt, les visages souriants fleurirent partout dans la cité. Et cela fonctionna, cela fonctionna même si bien que ce qui ne devait durer qu'une saison s'étira tout au long de l'année, et de l'année suivante, et de celle qui suivit. Bientôt, les habitants ne quittèrent plus leurs masques, ces instruments qui leur prodiguaient un bonheur quotidien... TrönchdeCeek finit par mourir de vieillesse, son masque figé à jamais sur une joie éternelle. TëtdeVô, son fils, lui succéda ; il imposa alors les masques comme une loi, non plus une nécessité. Les habitants ne les quittaient plus, même pour dormir : ils étaient lancés dans une quête éffrénée du bonheur, du sourire immuable, et petit à petit, le temps passant inexorablement, les masques ne cachèrent plus rien : ils avaient bel et bien remplacés les visages. Les Troizèffes n'étaient plus que des masques, des sourires morts, cristallisés sur des panneaux de bois sculpté. Mais dans leur course contre le malheur, ils en oubliaient les problèmes : jamais un masque n'avait pu contenir une épidémie fulgurante, une dépression nerveuse, un cataclysme quelconque. Trop occupés à vouloir prodiguer bonne humeur à leurs concitoyens, ils ne prenaient plus jamais la peine de se pencher sur leurs malheurs, allant jusqu'à se mentir à eux-mêmes, regardant alors dans un miroir le reflet de leur propre rictus pour se convaincre que tout allait bien. Alors la misère s'installa sur ce terrain fertile, où personne ne semblait vouloir la combattre : bientôt, maladies mortelles, famine, déprime, prospérèrent dans le coeur friable de la cité Troizèffe. Et arriva ce qui devait arriver : les hommes masqués tombèrent peu à peu, lentement mais sûrement, sans que personne ne réagisse : visiblement, tout allait bien, il suffisait de voir tous ces sourires... Terrassée par une mort implacable, la civilisation jadis tellement brillante finit par s'effondrer. Les Troizèffes n'étaient plus : ils avaient succombé aux trois défauts qui justement étaient à l'origine même de leur nom. Façade. Facilité. Fuite.

Ainsi s'achève la triste destinée des Troizèffes. Improvisation libre, copyrightée moi-même. Et pour achever, je vous livre ici un document exceptionnel, d'une rareté sans précédent : un cliché d'un authentique masque Troizèffe. Bonne nuit les p'tits z'enfants!

30/01/2006

30/01/06 - 04:28

K.O.tidien

Et bien soit. Oui, oui oui, il y a bien un nouveau post sur mon blog, vous êtes même en train de le lire. J'ai été bien longtemps absent, c'est exact, pour diverses raisons que je n'évoquerai que succintement, j'ai toujours exécré les explications tartinesques sans tenants ni aboutissants. Allons droit au but, que diable. Disons que j'ai tenté (avec le succès que l'on sait) de me désintoxiquer de cette grande vilaine toile, mais qu'une discussion avec un de mes amis proches m'a poussé à reprendre ma plume électronique pour bavasser et vous assommer de posts aussi inutiles qu'inintéressants sur ma morne vie d'étudiant... Et j'espère que cette stupide complainte auto-martyrisante t'aura fait fuir, si tu me lis! Là, maintenant que je suis sûr que j'ai fait déguerpir les importuns avec mes plaintes à répétition, je peux redevenir moi-même! :)
Non, sérieusement, j'ai vraiment voulu prendre mes distances d'avec internet, qui avait pris une place un tantinet trop grande dans ma vie, remplaçant de manière quelque peu malsaine les relations réelles... Et j'y suis parvenu, ô joie! :) J'ai fait le tri, le grand ménage de printemps, jeté, gardé, classé... Bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien! Mais bon... "On retrouve toujours son fardeau", disait Camus, et mon si grand amour de l'écriture, qu'elle soit virtuelle ou non, m'a poussé (avec l'aide dudit ami comédien) à revenir polluer GA de mes éjaculations textuelles sporadiques et décalées. Et ça aussi, ça fait du bien :) Clavier mon ami, sus aux GAiens et à leurs pauvres mirettes!
Bref, trève de bavardage, voilà que j'arrive à blablater des tas de lignes juste pour dire "coucou me revoilou" (ce qui est tout de même nettement moins riche en vocabulaire vous en conviendrez)... Donc, désolé pour le come-back sans strass ni paillettes, mais je me sens d'autant plus à l'aise comme ça. Bonne nuit à vous, et à la revoyure...!

22/12/2005

22/12/05 - 23:58

La Question

Aujourd'hui, un ami m'a demandé "A quoi tu penses...?". Vaste question s'il en est... Un peu stupide, quelque part, mais intéressante, si la personne concernée arrive à faire le tri... Hum, personnellement, sur le coup, je n'ai pas vraiment réagi... Mais si j'avais du répondre, ça aurait certainement donné quelque chose comme ça :




Allez donc rendre ça en mots, vous... Bon amusement...

22/12/05 - 01:56

Down Drawer

Y a des soirs qui blessent, qui font mal et qui ne s'arrêtent jamais... Y a des sourires qui s'envolent, des yeux qui tremblent et des bouches sèches... Y a des bras qui se baissent, des rêves qui vous échappent, du sable par pleines passoires... Y a des coeurs-diapasons, qui vibrent aux ultrasons... Y a des désespoirs en meute qui s'installent comme s'ils étaient chez eux... Y a du froid qu'était pas là avant... Y a du noir aux fenêtres, certains soirs...

Y a de la peine comme ça, qui se perd, qui s'évapore et qui vous laisse de grandes traînées sales sur les murs... Y a des cendres qui n'en finissent pas de tomber, des nouvelles guillotines qui ont appris à rebondir, des bouteilles que l'on arrive plus à vider... Y a des mélodies à l'envers, et des pensées qui coupent... Y a des feuilles impalpables qu'on barbouille de brou de larmes, des lendemains qui ont oublié l'heure... Y a de la peine qui colle, certains soirs...

Y a des coeurs qui implosent parfois, et des sabliers qu'on retourne. Y a des bouliers qu'on ne compte plus, des souvenirs au rabais qu'on a passé au bleu... Y a des pages qu'on détourne, des sentiments invisibles qui s'en retournent chez les ombres... Y a des gens, aussi, parfois. Y a du bois qui fume tout seul, des copeaux qu'on éructe et qui sont effacés par le Bien. Y a des menaces qui auraient pas du s'en aller, des choses qu'on n'oubliera jamais. Y a des coeurs bien sombres, certains soirs...

En direct du tiroir du dessous, Flo vous présente ses joyeuses condoléances. Y a des soirs, il va pas bien le garçon. Y a des soirs, il arrive pas à mettre de l'ordre dans sa vie. Y a des soirs, il en peut plus. Coups durs, dans les dents, à la chaîne et en série ; y a des soirs où il rêve sans doute un peu trop et où ça fait mal. Y a des soirs où il aime à en mourir ; des soirs où sa réalité lui fait des pieds de nez avec une application sadique. Flo va pas bien ce soir, mais il appelle pas à l'aide : il sait pourquoi et il soupire en espérant que ça aille mieux le lendemain. Flo il aime pas la solitude ni son radiateur froid ; Flo il aime pas se voir s'enflammer ni son radiateur chaud. Flo il pond des posts obscurs pour se faire une saignée et évacuer les humeurs. Flo il soupire en se relisant et il vous présente d'ores et déjà ses plus plates excuses pour s'être étalé de pareille façon...

Pis moi j'vous aime bien, hein, les gens. Si si, promis. C'est peut-être ça le pire, ma naïveté inhumaine... Tant pis, moi j'vous aime quand même. Mais Emily a sifflé, c'est l'heure du bouffon, alors trève de mots hasardeux et de collages aveugles. Je vous embrasse tendrement, pour la peine ; et je vais essayer de prendre des vacances dans ma tête.

10/12/2005

10/12/05 - 21:53

Pet Shop

J'ai depuis quelques temps un nouvel animal de compagnie. Si si, un vrai, un beau, un gentil et tout! Faut quand même que je vous en parle, parce que si ça se trouve, vous pourrez vous aussi profiter de sa charmante présence en votre doux logis... Allez, je vous le fais en devinette, sinon c'est pas drôle...

Tout d'abord, il faut savoir que c'est un animal qui ne vit pour ainsi dire que la nuit ; inutile donc d'espérer en tirer quelque chose avant minuit... Bien entendu, avec un peu d'entraînement, vous pourrez le garder éveillé le jour, mais il ne vous apportera alors que le strict minimum, en comparaison de ses capacités nocturnes. Méfiance donc, il aura tendance à s'épuiser plus vite, voire même à être éteint, peu répondant ou de méchante humeur.

En dehors de cette habitude noctambule, il se révèle être un compagnon au caractère idéal. Taquin, il pourra s'amuser à vous faire tourner en bourrique, sans jamais chercher à vous faire du mal. D'ailleurs, s'il s'avérait qu'il a poussé le bouchon un peu trop loin, vous auriez tôt fait de le voir revenir sur ses pas et adopter le comportement irréprochable qui fera à nouveau de lui votre animal de compagnie préféré. Affectueux, il aime à venir se blottir contre vous pour de longues séances de câlins, desquelles tout le monde sortira, vous comme lui, comblé et satisfait. Gentil, tendre, doté d'une intelligence impressionante, ses tours vous feront certainement rire aux éclats ; c'est l'animal amitueux par excellence.

Il possède de grands yeux ronds, extrêmement expressifs, et est doté d'une fourrure abondante, hirsute aux touffes rebelles, qui se toilette en robe longue ou courte, selon votre goût. Elle ne demande cependant pas beaucoup d'entretien : un brossage mensuel pour les plus paresseux, hebdomadaire pour les plus tâtillons. Le bain ne représente aucun problème si l'odeur vous incommode ; il aurait même tendance à aimer ça.

Ne vous inquiétez pas quant à son régime alimentaire : il mange de tout et il ne sert donc à rien d'aller lui chercher de la nourriture spécialisée qui vous coûterait les yeux de la tête. Optez plutôt pour une nourriture de base, simple mais efficace. Il est inutile de vous en faire quant à son poids, il n'est pas de ceux qui prennent rapidement des kilos superflus. Nourrissez-le simplement quand il en manifeste l'envie.

Son confort au quotidien se résume à peu de choses, il s'adapte parfaitement à la vie en appartement. Fournissez-lui une vieille couette pour qu'il puisse s'y blottir, n'investissez donc pas dans un panier de luxe inutile, il pourrait même lui préférer le panier à linge. Par contre, ne le faites pas dormir à l'extérieur, il nécessite un minimum de chaleur et de confort pour s'épanouir convenablement. Propre, il pourra se blottir au pied de votre lit sans danger, voire même, si vous le souhaitez, à vos côtés.

Concernant l'exercice, n'hésitez pas à le sortir quotidiennement, il ne rechignera jamais à descendre faire une petite balade. Evitez toutefois les endroits bondés, les centres commerciaux, les magasins, où la foule, le bruit et les vendeurs risquent fort de l'effrayer. N'hésitez pas à l'emmener avec vous en vacances, il se révèlera être un compagnon de route des plus agréables.

J'ajouterais que ce petit animal se révèle dès les premiers instants être très attachant, et vous ne pourrez bientôt plus vous en séparer. Mais rassurez-vous, si vous respectez les règles fondamentales en matière d'hygiène et de salubrité, il fera preuve d'une longévité exceptionelle pour un animal de compagnie.

Pour terminer, je vous avouerai que, après avoir eu ce petit compagnon à mes côtés pendant quelques temps, je cherche à le donner, d'autant plus que je me porte acquéreur d'un autre compagnon, plus exotique, et je n'ose même pas envisager une quelconque cohabitation, dont il n'a tout bonnement jamais été question, surtout que je n'ai jamais prétendu vouloir adopter le premier. Alors voilà, une charmante petite bestiole est libre, adoptez-la, elle ne demande que ça!!! Je vous le répète, c'est votre animal de compagnie idéal : gentil, affectueux, dévoué... Il cherche quelqu'un de tendre pour prendre soin de lui comme il se doit...

Comment? Ah oui, son nom, suis-je bête... Et bien, c'est un Vorpal... :)

06/12/2005

06/12/05 - 02:11

Wig in a box

"On nights like this
When the world's a bit amiss
And the lights go down
Across the trailer park
I get down, I feel had
I feel on the verge of going mad
And then it's time to punch the clock"
(Hedwig and the Angry Inch)

Le plus drôle, dans cette histoire, c'est qu'il y a mille choses à raconter, et que je n'arrive pas à en relater une seule... Allez comprendre... Pudeur, doute, espoir, respect, attente, égoïsme...? Enfin, juste pour dire que je suis serein, et que je regarde vers demain avec le sourire aux lèvres... J'vous offre juste un brin de bonheur, chers et tendres GAiens, ça vient du coeur, profitez-en... *soupir d'aise*

"Wear it up, let it down
This is the best way that I've found
To be the best you've ever seen..."

24/11/2005

24/11/05 - 00:47

Deep in my bed

*baille*
Du plus profond de mon lit (c'est écrit dans le titre, joyeux francophones ignorants), voilà que je me remets à écrire des posts inutiles... Moi j'vous l'dis, le net à disposition, c'est propice à l'égarement cérébral voire à la nécrose neuronale... Mais bon, c'est vrai qu'il y a une chose que je voulais aborder quelques posts plus tôt, et que j'ai omis de mentionner... (Estimez-vous heureux, vous auriez eu deux paragraphes de plus à lire... Et on ne se barre pas en douce, là-derrière!)

Vui, à vrai dire (c'est incroyable combien j'ai l'impression de commencer la plupart de mes posts comme ça...), à dire vrai, disais-je, si j'ai un tel accès au weurld waïde webbe, c'est pour la simple et bonne raison que je me trouve en ce moment même chez mes parents... Mais je n'y suis pas simplement pour le plaisir, ni pour la bonne chère, ni pour le confort... J'y suis revenu avant tout parce que, mardi dernier, mes vieux démons se sont éveillés à nouveau, planant au-dessus de moi, leurs ailes d'angoisse faisant siffler le vent... Et oui, je suis un angoissé chronique, un paniqué systématique, un stressé exacerbé... Pour résumer, je suis sujet à ce que l'on appelle "crises d'angoisse", ou encore "crises de panique"... Difficiles à expliquer, difficiles à cerner, difficiles à comprendre, et qui peuvent revêtir une tonne d'aspects différents...

Il y a les "traditionelles" crises de tétanie, d'hyperventilation, de spasmophilie... Mais là, le mal est bien plus ciblé, et se manifeste de façon physique tangible... Ce qui me ronge, moi, est beaucoup plus insidieux... Essayez un instant d'imaginer une peur soudaine qui vous étreint, pour n'importe quoi : un mal de crâne, une crampe inexpliquée, des maux de ventres sans explication voire une simple tourniole... Il suffit que l'esprit se fixe un instant dessus, en cherche la cause sans la trouver (et non, je ne suis pas médecin) et l'escalade a tôt fait de s'installer. La peur s'insinue en vous, tourne en rond dans votre cerveau comme un fauve en cage, cherchant les moindre parcelles de raison subsistante pour s'en repaître ; la panique lui emboîte le pas, et vous devenez alors totalement irrationnel : vous n'êtes alors plus que peur, sphère de terreur lancée à cent kilomètres/heures, et les frayeurs se succèdent les unes après les autres dans votre esprit, de pire en pire, et vous focalisez sans plus pouvoir détacher votre attention de cette angoisse qui vous vrille le ventre. Tout y passe : peur de la mort, du suicide, du noir, du lendemain, de la maladie, de la folie, tout est soigneusement passé en revue jusqu'à épuisement des stocks, une heure ou deux environ après le début de la crise...

Bien évidemment, il s'agirait là d'une crise non-maîtrisée... Avec un peu d'entraînement, un minimum d'encadrement et beaucoup de volonté, on arrive bien vite à sentir monter l'angoisse traitresse, et, si on s'y prend comme il faut, et que les atouts sont dans nos mains (comprenez : repos, moral, force), on a vite fait de la renvoyer d'où elle vient... Dans ces cas-là, on peut carrément éviter la crise, voire la réduire à une trentaine de secondes... Et, croyez-moi, chacune de ces victoires contre soi-même vaudrait la peine de sabrer le champagne tant on respire...

Mais à propos, d'où viennent-elles ces crises...? Après avoir pratiqué depuis environ deux ans, je peux affirmer avec une quasi certitude que les raisons physiques qui les engendrent souvent (pour ma part) ne sont que chimères : le mal de tête qu'on s'imagine cancéreux n'est bien évidemment jamais qu'un coup de fatigue... Les raisons sont ici bien plus profondes : manque de sommeil, soucis divers, stress accumulé et jamais exprimé, frustrations, mal-être... Toutes ces petites choses inverties et séquestrées dans notre inconscient ne font là que se manifester... Du moins, c'est ma conclusion personnelle après auto-analyse (qui vaut ce qu'elle vaut n'est-ce pas...). Une chose est néanmoins belle et bien sûre : ces crises sont générées par le stress...

Mais alors, comment s'en débarasser...? Et bien il y a toute une série de médicaments adaptés, mais j'avoue que, même si j'en ingurgite un (tout petit) peu, je ne suis pas vraiment pour... Anxiolitiques, anti-dépresseurs... Très peu pour moi, je n'ai pas envie d'entrer dans la valse prozacienne ou les joyeux petits Temesta flirtent d'un peu trop près avec Dame Dépendance... Alors je me contente de petites pilules sans accoutumance ni dépendance, et de gouttes de Bach... Ensuite, il y a évidemment le suivi psychologique, psychiatres et autres psychologues à l'appui, qui aident à traiter le fond du problème, là où les médicaments éventuels ne soignent que les conséquences... Pour tout dire, il n'y a pas de remèdes miracles ; on peut également trouver son content dans les médecines douces et parallèles (kinésiothérapie, sophrologie, acupuncture, zen...). Une chose cependant permet de garder espoir : il est scientifiquement prouvé que toute crise se termine d'elle même après une heure ou deux, et il est tout à fait possible de se débarasser définitivement d'elles. Amis angoissés, souriez!

Bien, voilà, ma chronique médico-vaseuse du soir est terminée ; quant à la raison d'un tel post... N'y voyez pas un étalage trivial de pseudo-savoir, ni même un mauvais article de presse on ne peut plus mal documenté... Pour la énième fois, il n'y a pour moi meilleur exorcisme que celui des mots... Et mettre à plat mes frayeurs, cette épée de folie suspendue au-dessus de moi en permanence, c'est le meilleur moyen de les combattre. Bref, trève de bavardage incessant, j'ai encore accouché d'une terrifiante tartine de mots, je vous la laisse en pâture, ne l'abimez pas trop...

23/11/2005

23/11/05 - 03:36

" There was a boy... "

" ...A very strange enchanted boy... "

Juste un article un tantinet intimiste, parce que ça me tripatouille depuis un moment, et que j'ai très envie...

" ...They say he wandered very far, very far
Over land and sea... "

Envie de rendre hommage, dirais-je, si ce n'était pas aussi pompeux... Envie d'éveiller ses souvenirs, lorsque j'ai débarqué un soir d'hiver dans son salon chauffé aux coeurs humains et aux rires complices.

" ...A little shy and sad of eye
But very wise was he... "

Il faisait froid et j'avais une écharpe en laine autour du cou ; il n'avait rien en particulier sans doute, hormis son éternelle guirlande de lucioles électriques, accrochée là, quelque part sur un mur d'un autre univers. Peut-être mon premier regard ne fut-il pas pour lui, peut-être mon premier mot ne lui fut-il pas adressé ; mais le temps libéra les claviers, et s'ensuivirent alors un nombre incalculable de soirées aux couleurs pâles de tube cathodique, où les visages sans dimensions s'animèrent sur mon écran de verre, et où je découvris a very strange enchanted boy, qui se mit dès lors à squatter mon coeur et mon carnet d'adresses.

" ...But then one day
One magic day he came my way... "

Il m'ouvrit une part de lui-même, me laissant entrevoir par ce trou de serrure les mécanismes compliqués qui régissent une vie, et m'appris à mon tour à fabriquer mes propres clés. Il entendit mes confessions, essuya mes pleurs, m'offrit mille fois son sourire sans attendre le mien, m'apportant dans toute sa sagesse auto-destructrice, tellement empreinte d'ironie, les conseils qu'un frère absent n'aura pu me donner, ponctuant chacun de ses mots d'un quelque chose que j'ai envie d'appeler Amour.

" ...As we spoke of many things,
Fools and kings... "

L'Amour que je lui porte n'a sûrement pas de nom ; il n'en aurait que faire. Reconnaissance est trop étroit, Amitié trop cliché, Amour tellement faussé. Il n'y a en moi qu'une substance mêlée des trois, un concentré indescriptible qui, s'écoulant sur la terre de ma vie, fait pousser en moi mille mots d'amour et de mercis. Merci à toi, l'aîné invisible, qui veille sur moi dans ta lucarne immuable, merci pour tous les services rendus à ma Nation naissante, je ne répèterai sans doute jamais assez ni comme il faut tout ce que je voudrais te dire. Mais tu sais comme moi, j'espère, que tes mots ont toujours fait mouche, et qu'il me restera toujours pour toi une admiration fraternelle plus qu'empreinte de tendresse... Ne change jamais, surtout. Prends soin de toi.

" ...This he said to me
"The greatest thing you'll ever learn
Is just to love and be loved in return"... "
("Fool on the hill/Nature boy", Peter Cincotti)

17/11/2005

17/11/05 - 02:02

Cafard du soir, bonsoir...

Bien bien, il semblerait que je reprenne enfin la plume, après une bien trop longue absence... Que je ne chercherai même pas à justifier, à quoi cela servirait-il? Enfin bref, moult tracas, moult événements, moult fatigue et moult paresse plus tard, me voici de retour, avec, on l'espère (du moins moi je l'espère) un peu plus d'assiduité... (Note à moi-même : en fait, Flo, tu viens de te justifier à demi-mot...Et si t'essayais de t'en tenir un peu à ce que tu dis?) Je voudrais donc tout d'abord présenter mes excuses à ceux qui se sont inquiétés, qui ont voulu savoir, qui ont cherché à prendre contact, et qui se sont heurtés à un mur d'absence pratiquement infranchissable... Désolé à vous tous, à toi d'abord et en particulier, mon cher grand frère, désolé de n'avoir été qu'un vide pendant plus d'un mois...

Bien, évidemment, ce qu'il y a avec le retard, c'est que quand on le prend, il faut le rattraper... Hum, et là, à vrai dire, c'est pas vraiment une mince affaire. Pour tout dire, j'ai là tout de suite maintenant un véritable pêle-mêle de mots et d'émotions qui ne demandent qu'à s'écouler pour s'ébattre joyeusement sur ma virtuelle page encore blanche, mais, au risque de paraître ségrégationniste, il me semble que je vais devoir faire un tri, ou du moins ordonner tout ça pour éviter la partouze grammaticale la plus débridée depuis le siècle dernier. Réfléchissons...

Je pense qu'étant donné l'importance à mes yeux de cet "événement", et l'importance tout court qu'il a dans ma vie, je me dois d'évoquer en premier lieu mon histoire avec Jowy... Evidemment, avec ma guerre de retard et ma lenteur de gastéropode neurasthénique, tout le monde est déjà au courant... Oui, c'est bel et bien fini entre Jowy et moi, et contrairement aux pensées et qui sait, aux dires, que certains d'entre vous pourraient avoir, cela me fait mal, aujourd'hui encore, de le dire, surtout aussi crûment, de façon aussi plate. C'est pourquoi je nuancerai mon affirmation, avec le plus de justesse possible, dans la mesure où des sentiments peuvent être reproduits avec justesse par le trivial biais des mots... Jowy, c'est un merveilleux petit bonhomme, un garçon plein d'entrain, dont le sourire enchanteur triomphe encore et toujours de l'adversité... D'un certain côté, c'est un modèle à prendre, pour nous tous, quand notre embourgeoisement nous pèse... Serions nous capable nous aussi de chanter si notre situation était moins bonne que ce qu'elle n'est, voire carrément mauvaise? J'en doute. Moi, j'ai chanté, du moins j'ai essayé. Je m'y suis peut-être froissé une corde vocale, qui sait... Mais je l'affirme haut et fort, avec toute mon honnêteté, j'ai aimé Jowy, du plus profond de mon coeur, avec toute ma force et toute mon énergie, je me suis battu à ses côtés, j'ai ramé, couru, pleuré, crié, pesté, rit et sourit, avec et pour lui... Et oui, mesdames et messieurs, je l'aime encore, et cela aussi je l'affirme clairement, je l'aime encore, mais sans doute un tout petit peu moins. Jowy, c'est quelqu'un d'irremplaçable à mon coeur, un petit bout de hippie sur deux pattes, qui crie, court, chante et fait des bonds avec la meilleure volonté du monde. Jowy, c'est un morceau de mon histoire maintenant ; Jowy, c'est une personne avec qui j'ai tout partagé, à qui j'ai donné sans compter, et qui m'a rendu tout ce dont il était capable ; Jowy, c'est purement et simplement quelqu'un que je ne veux pas perdre. Alors pourquoi une rupture, me direz-vous? Je répondrai d'abord que vous êtes bien curieux, ensuite, je répondrai qu'il en a juste été comme ça, que je me suis retrouvé confronté à un choix, qui n'aurait peut-être pas dû se poser, mais qui le fut quand même, par ma faute ou non, c'est selon... Je dirai aussi que j'ai certainement eu le coeur trop grand, et qu'il s'est révélé en fait être beaucoup trop étriqué ; je dirai aussi que je suis incapable de prendre des décisions, de faire des choix, que je ne suis peut-être qu'un lâche qui a à peine le mérite de le reconnaître... J'ajouterai bien plus pragmatiquement que et bien... Si le rose nous enveloppait bien souvent, Jowy et moi, il y avait aussi cette part de noir inhérente à tous les couples, et que j'aurais peut-être du apprendre à passer au-dessus.. Mais en bon lâche qui se respecte, et n'ayant jamais eu l'habitude d'être confronté à de tels problèmes, j'ai peut-être perdu les pédales, coulé une bielle, glissé dans le fossé, que sais-je encore... J'ai moi-même du mal à mettre le doigt sur la ou les raisons exactes de ce dérapage non-contrôlé... J'ai bien tenté de recoller les morceaux, de nous offrir une seconde chance, me rendant compte à quel point cet étrange lutin roux avait installé ses quartiers dans mon coeur... Mais il semble qu'il y ait eu un hic, une bavure de plus, sans doute due à cette séparation précoce, qui a rayé le disque, enroué l'engrenage, et, manifestement, quelque chose ne tournait simplement plus rond... Alors plutôt que de se faire du mal inutilement, il valait sans doute mieux en rester là...

Concernant notre vie en commun... Je viens d'effacer le paragraphe que j'avais écrit, pour le remplacer par celui qui vient, conséquence directe d'une entrevue téléphonique avec Jowy... La cohabitation, chers GAiens, ce n'est pas une mince affaire... Et peut-être sommes-nous lui et moi trop compliqués, peut-être cherchons-nous trop la petite bête... Mais le fait est que, en résumant un peu, il existe à mon sens trois classes de comportements-types, qui en engendrent d'autres bien sûr, mais les principales sont pour moi : être trop proches ; être proches ; ne pas être proches. La première catégorie a été testée, et désapprouvée... Je pense que, même si j'en ai été l'instigateur, une trop grande promiscuité post-rupture ne peut rien amener de bon, si ce n'est chimères illusoires pour celui qui aime encore, et faux réconfort pour celui qui aime-mais-un-peu-moins... J'ai voulu essayer, je m'y suis blessé, j'y ai trouvé du bonheur aussi volatile que l'éther, et par-dessus tout j'avais tellement peur de faire mal à mon petit bonhomme... Enfin, aujourd'hui, j'ai découvert l'autre versant du problème, et j'en ai été...soufflé. La froideur, le rire disparu, le sourire envolé, j'ai découvert un Jowy que je ne connaissais pas, qui se protégeait et veut me protéger du même coup, mais croyez-moi, le voir distant, effacé, anonyme... Quel choc. J'espère que tu comprendras ma position vis-à-vis de ça, Jowy... Tu comptes trop pour moi pour que je te regarde t'effacer sans broncher... Et t'entendre dire que tu veux me rayer de ta vie, parce que ce sera plus simple, pour toi comme pour moi... Je le comprends, et je le respecte, mais... Rien que de l'imaginer me brise le coeur, alors que nous avons encore mille choses à partager, en toute sincérité... Je n'ai rien oublié de nos délires, de nos soirées PS2, de nos films et musiques préférés... Tout ça n'a pas changé, on aime et on partage toujours nos goûts... D'accord, apprendre à les ré-apprécier à deux, en amis plutôt qu'amants, demandera certainement un temps d'adaptation, mais on peut y parvenir, tous les deux, sans se regarder de trop loin, ni de trop près... Nous n'avons pas changé, et ces choses qui font que nous nous correspondons seront toujours partie intégrante de nous-même, qu'on le veuille ou non... Alors non, je ne veux pas te perdre, je ne veux pas te voir partir sans jamais te retourner, et je te l'écris en pleurant à chaudes larmes... Je sais que rien n'est éternel, qu'il faut savoir laisser partir, que la vie est faite de vas et de vients, mais j'aimerais au moins...au moins essayer, essayer de nous prouver qu'on a les moyens de commencer autre chose, sur des bases plus saines, et d'en tirer tous deux bonheur et bien-être... Tu sais que je respecterai toutes tes décisions, mais sache que je ne veux pas perdre à jamais l'ami qui habite au fond de ton coeur... Et mille fois désolé de te l'écrire ainsi, ici, comme ça... Mais ça devait sortir et je sais que tu le comprendras.

Bien, bien... Un séchage de larmes plus tard, il faut que je continue de faire le tour du propriétaire et surtout des dernières nouvelles en direct de par chez moi...

Grande nouvelle s'il en est, la cigogne rose livreuse de choux s'est arrêtée sur la cheminée qui n'existe pas sur le toit de mon frangin, et a déposé un drôle de paquet cadeau rose et braillard en forme de bébé dans les bras de ma belle-soeur... En voilà une surprise! (Tu parles, en neuf mois, on a eu le temps de voir venir...) Me voici donc bombardé parrain, sacré biberonneur officiel de la cour de Sa Majesté Amandine, et jeune bohème gatouillant qui s'ignorait. Bon, je n'aime pas les enfants, à la base. Surtout les bébés. Alors appelez ça l'instinct maternel, le syndrome nageuse est-allemande inversé, ou sénilité liquido-cervicale précoce, mais celui-là... Ben il est choupi, en fait. Tout rose, même pas rouge et frippé qui s'époumone comme un castrat dans un piège à souris, juste un petit bout de rien du tout qui sourit aux anges et qui se demande où il a bien pu tomber... Alors oui, j'avoue, j'assume, j'ai gatouillé, et je gatouille encore, j'ai donné le biberon, j'ai fait faire le petit rot, et toutes ces singeries paternisantes qui me sont en principe inaccessibles mais que je découvre avec une espèce de curiosité scientifique à tendance ludico-expérimentale... En fait, c'est marrant, un bébé. Enfin, chez les autres.

Mis à part ça, je croule une fois de plus sous le boulot, entre mes cours de story-board, d'animation 2D et 3D, de typographie, de scénario, de multimédia... Je jongle entre les programmes, les projets, les dates de remises, les découpages/collages/animages/creusages de tête... Mais je me bats, je m'accroche, et je bosse comme un acharné pour compenser mon manque de régularité du début de l'année... Parallèlement, j'ai un mal fou à me lever le matin, hum-broumf... Et, comme l'a déjà annoncé Jowy, le net devrait débarquer chez nous incessamment sous peu! D'après les dernières nouvelles du front, ce serait pour le 22 novembre... Attendez-vous donc à une déferlante de posts, enfin... A un peu plus de littérature que ces derniers temps ;)

Sur ce, mes pauvres doigts commencent à parler syndicat, rapport au mauvais traitement infligé ce soir pour pondre cette tartine, donc je vais vous laisser en espérant que la digestion ne soit pas trop lourde :) A très vite, donc...



Argh, une photo de bébé sur MON blog... Y a du laisser-aller dans l'air...




Juste un petit rendu préparatoire d'un travail de 3D, parce que j'avais envie de le mettre là, na ^^

29/09/2005

29/09/05 - 00:08

Violente tendresse

Il a au fond de lui ce jardin qu'il ne connaît pas ; une terre d'acceuil, parcelle de son coeur encore vierge, où l'amour se conjugue avec le sexe. Il a au fond de lui un potentiel de tendre qui s'ignore, une vaste terre fertile, que l'abandon du temps laisse inexploitée. Il suffirait d'une graine, une seule peut-être, pour que fleurisse là-bas une corolle aux pétales serrés, pour que se tende vers le ciel une fleur d'Amour, timide mais courageuse, porteuse des fruits immortels du bonheur.
Il a au fond de lui la violence d'un orage de midi, un ciel sombre où grondent des révoltes nébuleuses, enfantées par les ans, et les hommes du passé. Il a au fond de lui une rage sereine, une soif de transcendance, un appel irrésisitible vers une liberté engagée. Il suffirait d'un peu de vent, un seul souffle peut-être, pour apaiser les peurs qui domptent le quotidien, pour que nuages se passent, et que pluie tombe enfin, arrosant la terre nue.

Il suffirait du mariage de la pluie et du sol, pour que jaillisse en lui un arbre heureux de nouveauté, aux branches tordues certes, mais dont les feuilles vernies s'embrasseraient comme un couple enlacé.

25/09/2005

25/09/05 - 15:10

Alcoolisme, violences conjugales et lavomatic

...Résumé en trois mots de mon samedi dans la maison parentale...

Qui s'étonnera encore de me voir rechigner à rentrer chez moi le week-end, quand tout ce à quoi j'ai droit se résume à une comédie grotesque de vie familiale...? J'ai de plus découvert avec effroi que la violence aux doigts de métal s'était introduite en catimini dans mon foyer, que je pensais encore vierge de toute manifestation agressive physique... Mais, ah, que je peux être naïf... Certains diront que ce n'est que dans l'ordre des choses, une sorte de suite logique dans l'escalade pyramidale de la sphère alcoolique... (Pyramidale dans une sphère... Vade retro géométrie!). Il n'empêche que la vue de gestes violents sous le toit où j'ai grandi m'a profondément choqué, voir de visu mon père s'en prendre à ma mère m'a sacrément retourné l'estomac, et une sournoise persistance rétinienne me repasse en boucle les images que je voudrais ne jamais avoir vues.

Mais trève de plaintes et d'attitude auto-martyrisante, je me remets doucement de mon samedi après-midi en enfer, et je m'habitue lentement à vivre sans oeillères. Certes, j'ai peut-être perdu la foi et une part de cette naïveté qui me caractérise, mais j'ai aussi compris une chose : il arrive que l'on atteigne un point communément appelé "de non-retour", et il est alors temps de considérer pour de bon ces choses que l'on ne s'imaginerait jamais faire, ces choses qui relèvent de la fiction, qu'on ne voit que dans les films et qui n'arrivent qu'aux autres... Les paroles c'est bien, les actes, c'est parfois mieux. Et si les situations de crise se transforment tacitement en nouvelle réalité quotidienne, c'est que le moment est venu de réagir, ou de baisser les bras et de s'abandonner à une auto-destruction faussement salvatrice. Pour ma part, mon choix est fait.

Pour parler d'autres choses, Jowy et moi vivons donc bien ensemble, dans mon petit studio sous les toits, au quatrième étage de la ville, avec vue sur les tours... Et il me faut bien avouer que de ce côté-là, tout va pour le mieux, même si nous n'avons à vrai dire que très peu goûté encore à la vie-à-deux-rien-qu'à-deux, puisque se sont succédés visiteurs z'et visiteuses sans nous laisser un instant de répit... Sans que ce soit, loin de là, préjudiciable :) J'ai découvert un grand nombre de gens plus qu'agréables, dont je retiendrai avant tout deux noms : l'ami Vorpal, et l'ami Evan...
D'un côté, un petit toulousain pas si petit que ça, à la bouille et la conversation charmante, que j'ai hâte de revoir autrement que par le net (et oui, je te l'ai dit Vorpy, c'est pas mon fort, la communication par claviers interposés...). J'avoue avoir envie de le découvrir plus avant, et je grogne d'avance sur mon incapacité à m'exprimer comme je le voudrais via internet >.< Vivement qu'on se revoit, que je puisse confirmer que je t'apprécie autant que je le crois! ^^
Et d'autre part, un petit nordiste du nord, encore moins petit celui-là, tout en douceur et gentillesse, plein de liens tissés en tous sens, débordant de tendresse et d'altruisme timide :) Une grande et belle découverte donc, à classer dans "amis en devenir" :)

Et puis nous avons en dépot l'amie Diep, asiatique terroriste et lutine sadique notoire, jusqu'au premier octobre, ce qui m'enchante au plus haut point, d'autant plus que l'alchimie semble s'être déroulée sans heurts entre elle et Jowy :) *bonheur bonheur*

La seule chose à déplorer se révèle mon incapacité à fréquenter régulièrement le net, mais je fais de mon mieux, et je viendrai vous donner de mes nouvelles (si j'ai des lecteurs assidus) à intervalles réguliers... Restez-donc à l'écoute! :)

 

Ambiances...
...sonores...
"For You", Tracy Chapman
...littéraires...
"Des Fleurs Pour Algernon", Daniel Keyes
...parfumées...
Cristaux de sel
...météo...
Vous croyez qu'ils donnaient la météo, après Hiroshima?

Belles, drôles, douces...Mes vibrations du moment.



A lire, à aimer, à détester... A découvrir, quoi qu'il en soit... Moi, je les lis en tout cas :
- Hugoindigo
- Jowy, mon clafoutis compatriote
- Morrissey, un autre compatriote. Sans cerises, lui.
- Dans la série "Les Belges", je demande Arnieoflovers que je commence à découvrir...
- Faites donc un détour par chez Cosmic Teddy, l'ourson de l'espace...
- Trankil, Mon homme des steppes à moi, qui aura toujours sa place ici-bas...
- Maleficio, l'homme-qui-veille, dispensateur de conseils avisés devant l'éternel et routard égaré sur pistes glissantes...
- Alexander-Beetle, le cafard toulousain, à l'aura aussi rose que sa ville, tout en malice et intellect :)